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    Inondations au Chili et au Bengladesh: appels de la CESEAR (100987)

    Genève, 10septembre(APIC) A la suite des pluies torrentielles de juillet

    et d’aout, qui ont aggravé la situation déjà désatreuse en ravageant une

    étendue d’environ 2.000 Kilomètres au Nord et au Sud de Santiago, quelque

    130.000 personnes ont été affectées par le sinistre. Des mines ont été

    fermées, un grand nombre de personnes se trouvent sans abri, sans travail,

    sans vetements et souffrent du froid et de la faim. La désolation est pire

    au Bengladesh.

    Devant cette situation, la commission d’Entraide et de Service des Eglise et d’Assistance aux Réfugiés (CESAER) du Conseil oecuménique des Eglises

    (COE) lance un appel de fonds et invite les oeuvres d’entraide à fournir

    une aide en nature. Jusqu’ici le Comité de coordination de l’oeuvre des

    Eglises a pu distribuer 7.500 kgs de denrées non périssables, du savon et

    des médicaments. L’appel souligne les besoins en bois et en matériaux de

    construction. 2.700 familles chiliennes ont reçu une assistance. Il serait

    nécessaire d’aider encore les familles de mineurs à surmonter l’hiver.

    25.000 millions de Benghali sinistrés sur une population de 100 millions

    "En visitant le Nord du Bengladesh, j’ai pu constater que ce pays est

    victime d’une inondation sans précédent qui a entrainé la mort d’un certain

    nombre de personnes, causé la destruction de milliers de maisons, de bétail

    et de cultures sur pied". C’est ainsi que l’éveque B. Mondal, chef de

    l’Eglise du Bengladesh, résume la situation.

    Les eaux de pluie qui descendent de l’Himalaya depuis la fin de juillet

    s’accumulent dans les bassins du Gange et du Brahmapoutre et déferlent en

    une énorme vague sur le Bengladesh, du Nord au Sud, inondant et isolant en

    partie Dacca, et menaçant maintenant Faridpur près de la confluence des

    deux fleuves et en aval. Ailleurs dans le tiers-monde, la cause principale

    de la misère, c’est la sécheresse. Au Bengladesh, c’est l’eau.

    La Commission chrétienne pour le développement au Bengladesh (CCNB) a

    immédiatement coopéré avec les équipes déjà sur place dans les régions ou

    elle possède une structure de coopération au développement. Des programmes

    normaux ont été interrompus pour faire place aux opérations de secours. La

    CESEAR a donnée l’alerte le 19 aout 1987, retransmis des messages à ces

    partenaires au Bengladesh et accordé deux dons de 26.000 $ américains chacun à la CCDN, dans le cadre du Fonds pour les inondations en Asie. Elle

    lance maintenant un appel pour un montant de 250.000 $. En Suisse, une partie des 30 millions de francs, récoltés par les quatres oeuvres d’entraide

    (Caritas, Croix-Rouge suisse, Entraide protestante et Oeuvres suisses

    d’entraide ouvrière) en faveurs des victimes des inondations en Suisse mais

    aussi à l’étranger, sera destinée également aux victimes du Bengladesh.

    (apic/so/cr)

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