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    L’eau, un droit humain et un bien public: la CES impliquée

    Initiative commune des protestants et catholiques du Brésil et de Suisse en faveur de l’eau

    Berne, 22 avril 2005 (Apic) L’accès à l’eau est droit humain et condition fondamentale de toute vie, martèle dans une Déclaration commune des Eglises protestantes de Suisse et du Brésil, ainsi que les Conférences des évêques suisse et brésiliens.

    La Déclaration commune s’adresse aux brésiliens et suisse, afin de les inviter à garantir par des législations adéquates le droit humain à l’eau, mais aussi aux paroisses, oeuvres d’entraide, ONG, groupements oecuméniques et organisations proches, pour soutenir ladite déclaration.

    La déclaration commune des protestants et catholiques du Brésil et de Suisse entend ainsi soutenir la Décennie internationale d’action "L’eau, source de vie", proclamée par l’ONU (2005-2015), qui rend hommage à l’eau, condition fondamentale de toute vie et bien public.

    Sous le titre "L’eau, droit humain et bien public", les Eglises protestantes réunies dans le Conseil oecuménique d’Églises chrétiennes du Brésil et la Fédération des Eglises protestantes de Suisse ainsi que les Conférences des évêques suisse et brésiliens relèvent que l’accès à l’eau est contenu dans le droit à une alimentation suffisante que mentionnent la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 (art. 25) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU de 1966 (art. 11).

    L’eau, rappellent les Eglises, par sa signification sociale, culturelle, médicale, religieuse et mystique, est bien plus qu’un simple bien économique, elle a une signification spirituelle. Mais l’eau se fait rare pour beaucoup d’êtres humains.

    Croissance démographique, gestion inadéquate de l’eau, mode de vie caractérisé par le gaspillage, destruction de la forêt, du sol et des réserves d’eau rendent indispensable la diligence envers l’eau.

    Dans leur Déclaration, les Eglises rappellent aux deux Etats - brésiliens et suisses - leur devoir d’assurer à toute leur population l’accès à l’eau potable et de fixer dans la loi les priorités de sa consommation. Il s’agit en premier lieu d’apaiser la soif des êtres humains et des animaux, et d’assurer les moyens de la production alimentaire.

    Reste à convaincre. le politique

    La Déclaration a pour but d’inciter les gouvernements du Brésil et de la Suisse à garantir par des législations adéquates le droit humain à l’eau ainsi que la qualité de bien public de celle-ci, et à agir en faveur de l’élaboration d’une Convention internationale sur l’eau qui devrait être adoptée par l’ONU.

    Les signataires de la Déclaration s’engagent à convaincre leurs Eglises, paroisses, oeuvres d’entraide, groupements oecuméniques et organisations proches de soutenir cette déclaration. Et d’entente avec les mouvements sociaux et ONG de Suisse et du Brésil intéressés, à motiver les forces politiques et la population des deux pays à faire du droit à l’eau une réalité et à lutter contre la tendance à sa privatisation. (apic/com/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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