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    Il n’est pas canonisé, mais il reste un sacré prophète!

    Ingenbohl: Journée de récollection sur le capucin Theodosius Florentini

    Brunnen, 26 septembre 2008 (Apic) Plus de 300 religieuses et religieux se sont rassemblés le 22 septembre à Ingenbohl, près de Schwyz, pour une journée de rencontre et de récollection. Ils ont marqué ensemble le 200e anniversaire de la naissance du capucin Theodosius Florentini (1808-1865), fondateur de deux congrégations féminines.

    Les participants étaient des capucins, ainsi que des Soeurs d’Ingenbohl et de Menzingen de toute la Suisse. Ces deux congrégations féminines ont rendu hommage à ce religieux qui a joué un rôle central dans leur fondation et dans la définition de leur spiritualité. Mais Theodosius Florentini a fait bien plus que cela. Il a marqué de façon durable l’Eglise catholique en Suisse durant le 19e siècle. Il a fondé également le Collège de Maria-Hilf à Schwyz et a été l’initiateur de la Conférence des évêques suisses. Comme vicaire général à Coire, il a répondu aux défis sociaux de son époque en faisant construire et en dirigeant des fabriques chrétiennes alternatives. "Nous n’allons pas le canoniser. Il n’était pas un saint, mais il reste un prophète qui a encore une influence aujourd’hui", a affirmé Ephrem Bucher, Provincial des capucins en Suisse.

    Pas de demi-mesure

    Son confrère Anton Rotzetter a tenu le discours festif sur le thème "Les 200 ans de Theodosius Florentini et les 800 ans du mouvement franciscain". Aussi bien François d’Assise que Theodosius Florentini ont vécu, tout comme nous aujourd’hui, dans une période de changements profonds, a lancé le Père Rotzetter. Ajoutant: "Tous deux ne se sont pas orientés vers la demi-mesure. Ils ont emprunté une voie radicale".

    Le capitalisme naissant d’il y a 800 ans - à l’époque de François d’Assise - empreigne pleinement notre société. L’égoïsme et la mise en place d’une culture de la consommation influencent toujours davantage notre vie. Même la globalisation est une conséquence de l’égoïsme international. Dieu y est souvent oublié, selon le Père Rotzetter.

    Pour lutter contre cette "politique d’utilisation" du monde, où tout devient marchandise, Anton Rotzetter prône un nouveau comportement écologique, qui devrait être enthousiasmant. En s’inspirant de l’héritage de François d’Assise et de Theodosius Florentini, le capucin prône un renoncement à la consommation comme acte de liberté, un art du plaisir sans excès de consommation et une spiritualité de la création centrée sur le thème animal, avec une forme de renoncement à la viande. (apic/am/job/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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