Paris, 6novembre(APIC) La ville musulmane de Tanjung Sakti, dans la
partie Ouest de l’île de Sumatra (Indonésie), compte une minorité de 600
catholiques sur 30’000 habitants. Pourtant, affirme le bulletin d’information des Missions étrangères de Paris, "Eglise d’Asie": "Il n’y a jamais eu
ici de conflits religieux, et la raison en est peut-être les liens de parenté qui unissent catholiques et musulmans".
"Tous les habitants appartiennent au même groupe socio-ethnique et les
mariages sont conclus sans que l’appartenance religieuse crée de difficultés", poursuit le bulletin. L’Eglise catholique, construite en 1989 par le
Père Johannes van Meurs ne choque personne et le curé est d’ailleurs très
populaire dans tous les milieux.
"La plupart des personnes instruites sont passées par l’école catholique, sans qu’elles aient jamais eu l’impression qu’on veuille les convertir. Et les enfants des couples mixtes sont instruits sans problème dans la
foi catholique", relève "Eglise d’Asie".
Un fermier catholique des environs, Romanus Johannes, dont la femme est
restée fidèle à l’islam, témoigne: "Tout mes enfants sont baptisés. Ma fille aînée est religieuse fransiscaine de la charité. Ma belle mère, musulmane, est venue avec nous au couvent quand sa petite-fille a pris le voile".
Mais Laurensius Ramo, directeur du collège Saint-François Xavier à Tanjung Sakti, est d’avis que la jeunesse catholique de l’endroit doit rester
vigilante: "Je ne crois pas que cette situation de paix durera toujours
chez nous. Il nous faut préparer nos jeunes à faire face à une situation
différente un jour ou l’autre".
Tanjung Sakti se situe à 200 km au sud-ouest de Palembang, siège d’un
diocèse catholique et chef-lieu de la province de Sumatra-Sud. (apic/comap)