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    105 églises détruites en deux ans

    Indonésie: Poursuite des violences anti-chrétiennes

    Rome, 5 janvier 1998 (APIC) Les violences contre les chrétiens ont augmenté en Indonésie ces deux dernières années. Selon l’agence missionnaire Fides, à Rome, 105 églises ont été détruites durant ce laps de temps dans le plus grand pays musulman du monde. Aux côtés de plus de 150 millions de musulmans sunnites - quelque 90 % de la population - vivent 8 % de chrétiens, dont environ 5 millions de catholiques avec une trentaine d’évêques, 5.000 religieux et 1.800 prêtres.

    Selon Fides, agence d’information du dicastère romain pour les missions (Propaganda fide), deux églises seulement avaient été détruites de 1945 à 1964. Mais de 1964 à juillet 1997, le nombre des édifices catholiques détruits a régulièrement augmenté, soit un total de 374 édifices. Et depuis trente ans, 20 hommes d’Eglise ont été tués dans le pays.

    Impressionnante escalade des violences contre les chrétiens

    Les vingt premières années considérées par ces statistiques sont celles du régime Soekarno, arrivé au pouvoir lors de la proclamation d’indépendance en 1945, une indépendance accordée en 1949 par la Hollande. Les trente années qui ont suivi, poursuit Fides, ont vu "une impressionnante escalade des violences contre les chrétiens", coïncidant avec celles du régime du général Suharto, président depuis mars 1968 (il a été réélu en 1993 pour un sixième mandat de cinq ans).

    Pourtant, remarque Fides, la soi-disant "Pancasila", l’idéologie officielle de l’harmonie et la collaboration entre les religions, avait été placée en tête du programme politique du régime. Jean Paul II a déjà protesté à plusieurs reprises, notamment devant le corps diplomatique, contre le manque de liberté religieuse dans le pays, en particulier dans l’Est de l’île de Timor, ancienne possession portugaise occupée par l’Indonésie en 1975 et ensuite annexée, non sans massacres. L’ONU n’a pas reconnu la souveraineté de l’Indonésie sur Timor-Est, dont l’évêque, Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, a reçu le Prix Nobel de la paix en 1996. (apic/cip/bol/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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