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    Répétition de la révolte de mai 1998?

    Indonésie: Les étudiants divisés sur les accusations portées contre le président Wahid

    Djakarta, 2 février 2001 (APIC) Après la motion de censure contre le président indonésien Wahid, approuvée par le parlement le 1er février, le monde des étudiants est en ébullition dans le pays. Le front des étudiants est divisé, entre ceux qui poussent pour la démission de Wahid, et ceux qui insistent pour le procès contre l’ancien dictateur Suharto et la dissolution du Parti du Golkar, considéré comme l’instigateur du scandale pour des raisons politiques.

    Le 1er février, dans l’attente de la décision du parlement, des milliers d’étudiants ont entouré les bâtiments des institutions de l’Etat, et ont manifesté en plusieurs points de la capitale. Mohammed Saleh, du "Jakarta Student Consortium", demande avec force la démission de Wahid: "Il n’est pas possible d’avoir un président corrompu", s’écrie-t-il avec des milliers d’étudiants.

    De leur côté, les étudiants catholiques demeurent pour l’instant neutres: Haryanto Cahyadi, de la "Catholic Student Association" considère cependant que "les accusations contre Wahid sont sans aucune comparaison avec les abus et la corruption de l’ancien régime... Ce serait comme si l’on comparait une colline à l’Everest".

    D’après des sources ecclésiastiques, citées par l’Agence Fides, la situation est toutefois bien différente de la révolte du mois de mai 1998 qui amena la chute du président Suharto: "Le rapport de la Commission d’enquête qui accuse Wahid, ne repose pas sur des preuves directes. Il s’agit plus de jeux politiques et de lutte pour le pouvoir. Après une flambée de manifestations populaires, la tension s’apaisera en quelques jours".

    Le 1° février, le parlement a approuvé une motion de censure, pour corruption, contre le président Wahid. Sur la base du rapport d’une Commission d’enquête, le président est accusé d’avoir détourné 4 millions de dollars destinés à l’Agence Nationale de l’alimentation, et 2 millions de dollars provenant d’un don du Sultanat de Brunei. Wahid, également accusé de faux témoignage, nie en bloc les accusations portées contre lui. (apic/fs/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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