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    Inde: Réouverture de l’enquête sur les violences interreligieuses dans l’Etat du Gujarat

    Près de 4 ans après, aucun responsable n’a "payé"

    New Delhi, 9 janvier 2006 (Apic) Le ministre de l’Intérieur de l’état du Gujarat a annoncé la réouverture de l’enquête sur les violences interreligieuses au Gujarat survenues en 2002, qui ont provoqué la mort de plus de 1’000 personnes.

    Il s’agit du dernier développement des enquêtes en cours sur les faits qui représentent une des pages les plus sombres de la cohabitation religieuse en Inde. Le ministre a fait savoir que 13 autres procédures juridiques se sont ajoutées aux cas encore en suspens, après avoir vérifié que 39 officiers ont commis des erreurs dans la gestion de la révolte et dans les investigations successives.

    Le gouvernement du Gujarat a déjà officiellement archivé 2’202 épisodes de violences et homicides commis lors de ces journées, ensuite contestés devant les tribunaux par la Commission nationale des droits de l’homme.

    Selon les dernières données officielles, que le ministre a divulgué, durant les semaines de violences entre février et mars d’il y a quatre ans, 1’169 personnes (en majorité musulmanes) ont été tuées, 2’548 ont été blessées, 140’000 ont subi de graves dommages et ont été contraintes de fuir. A ce bilan s’ajoutent 227 personnes "disparues".

    Les organisations de la société civile affirment que le nombre de victimes est au moins égal au double.

    Le 27 février 2002, la mort de 59 pèlerins hindous dans l’incendie du train "Godhara Express" à bord duquel ils voyageaient, incendie provoqué par les islamistes, selon la thèse de l’époque, a déclenché la colère des hindous radicaux, animés d’un sentiment de revanche. Hormis quelques dizaines de sentences de culpabilité, la grande partie des responsables des violences n’a pas encore été jugée. (apic/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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