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    5’900 tonnes de bois partent en fumée chaque jour

    Inde: Les crémations rituelles provoquent un désastre écologique

    New Delhi, 15 juillet 2003 (Apic) Les crémations provoquent en Inde un désastre écologique. Inde: Les crémations rituelles provoquent un désastre écologique pour satisfaite au rituel des milliers de personnes qui décèdent chaque jour dans ce pays.

    Chaque jour 20’000 hindous passent de vie à trépas en Inde. D’où un sérieux problème écologique. La crémation rituelle des corps provoque l’une des plus importantes causes de déforestation du pays.

    Conscient du problème depuis le début des années 80, le gouvernement indien s’efforce de promouvoir la crémation électrique, plus écologique et dix fois plus économique. Son coût moyen équivaut à 5,5 francs suisses et surtout évite la destruction des quelque 290 kilos nécessaires à une crémation traditionnelle.

    Mais, c’est sans compter avec le croyance largement répandue que si le corps du défunt n’est pas brûlé sur du bois, celui-ci n’a aucune chance d’accéder à la "moksa", la délivrance du cycle des réincarnations, but visé par tout hindou fervent.

    C’est aussi sans compter avec le cartel du commerce du bois, explique B. Sengupa, membre du Bureau gouvernemental de contrôle de la pollution, au magazine américain "Newsweek". Le responsable n’hésite pas à accuser les marchands de bois de saboter les crématoriums électriques et de pratiquer des prix exorbitants sur le bois de crémation.

    En plus de la déforestation, le rite funéraire traditionnel provoque un sérieux problème de pollution dans le Gange. Ce fleuve, sacré pour les hindous, reçoit les cendres des défunts pour qu’ils soient ainsi purifiés de tout péché.

    Une purification spirituelle qui n’est pas pour favoriser celle du fleuve, la crémation par le bois provoquant beaucoup plus de cendres que l’électrique. Sans compter que parfois des corps partiellement calcinés sont jetés dans le Gange.

    Le théologien hindou et activiste social, Swami Agnivesh, reste cependant optimiste. "De plus en plus d’hindous changent d’opinion sur la crémation traditionnelle et prennent conscience son impact sur l’environnement", assure-t-il. Reste à savoir si la forêt indienne survivra le temps nécessaire à un changement des mentalités. (apic/newsweek/sh)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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