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    Un évêque de l’Eglise luthérienne témoigne à l’invitation de l’EPER

    Inde: les Adivasi, ce peuple oublié et pourtant menacé (211093)

    Lausanne, 21octobre(APIC) Opprimé, déplacé et menacé, le peuple Adivasi,

    un des groupes indigènes les plus importants en Inde principalement installé dans le sud du pays, entend revendiquer la reconnaissaance de son identié et de ses droits, en cette Année des peuples indigènes décrétée par

    l’ONU. Pour témoigner sur cette population de quelque 70 à 80 millions

    d’individus, un de leurs représentants est venu s’exprimer en Suisse, à

    l’invitation de l’Entraide protestante suisse (EPER) et de Pain pour le

    Prochain (PPP).

    Adivasi signifie en hindi les "premiers à avoir colonisé" le territoire

    indien. Leur nombre représente environ 7,5% de la population indienne qui

    compte quelque 255 ethnies. Nirmal Minz, évêque de l’Eglise luthérienne,

    Adivasi lui-même, n’a pas hésité à parler de la formation d’un Etat autonome. Les Adivasi ont récemment créé un Conseil afin de revendiquer la reconnaissance de leur identité et de leurs droits sur leur territoire. A revendiquer aussi auprès de l’Etat indien la jouissance des ressources naturelles ainsi que leur droit à l’auto-détermination.

    La longue histoire des Adivasi remonte à quelque 3’000 ans. Lorsque les

    Ariens sont descendus du Nord en asservissant comme esclaves les populations autochtones, beaucoup ont fui dans les montagnes et les forêts inaccessibles. Là, ils ont survécu, en vivant de chasse et de cueillette, tout

    en parvenant à conserver leur propre culture.

    Aujourd’hui, avec la modernisation, des millions d’entre eux ont perdu

    ce qui leur permettait de vivre: la terre, l’eau et la forêt. Ils ont été

    déplacés par la déforestation, les constructions, l’installation de complexes industriels et électriques comme le barrage gigantesque de la vallée de

    Narma.

    Pour survivre, de nombreux Adivasi se sont engagés comme ouvriers journaliers dans les plantations de thé et chez les grands propriétaires. Ils

    perdent ainsi peu à peu ce qu’ils avaient malgré tout réussi à conserver:

    leur identité, leur culture, leurs traditions religieuses et sociales. Amnesty International considère que parmi les populations indiennes, ce sont

    eux, les Adivasi, qui ont le plus souffert, opprimés qu’ils sont par les

    militaires et la police. Menacés aussi par de graves atteintes aux droits

    de l’homme.

    L’EPER présente en Inde depuis 36 ans

    L’EPER est présente en Inde depuis 36 ans. Elle soutient des projets de

    développement en particulier dans les quatre Etats du Sud du pays. Elle

    vient en outre de débloquer une somme de 100’000 francs pour aider les populations touchées par le récent tremblement de terre qui a fait au moins

    35’000 victimes et détruit entre 50 et 70 villages. Deux responsables de

    l’oeuvre d’entraide protestante se sont de plus rendus sur place afin de

    planifier la reconstruction des endroits détruits. (apic/ep/pr)

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