Inde: graves violations des droits de l’homme (130891)
Berne, 13août(APIC) La section suisse d’Amnesty International (AI)demande
aux autorités fédérales de "retirer dans les plus brefs délais l’Inde de la
liste des Etats dans lesquels il n’y a pas de persécutions (liste des ’safe
countries’)" . Dans une lettre du 12 août adressée au Conseiller fédéral
Arnold Koller, Amnesty International suisse accuse ce pays de violer gravement les droits de l’homme.
Sur la base de 24 documents qu’elle a élaborés sur le pays durant le
premier semestre 91, l’organisation présente au conseiller fédéral Koller
plusieurs cas de graves violations des droits de la personne.
Ces violations vont de la détention pour des motifs politiques à des
disparitions et exécutions extra-judiciaires. Le recours à la torture est
systématique dans tout le pays, mais surtout dans les Etats du Cachemire,
Jammu et Penjab. D’après Amnesty, cet état de choses est encouragé par la
législation indienne qui "permet qu’une personne soit détenue sans être inculpée ni jugée pour une période pouvant aller jusqu’à deux ans".
La loi sur la prévention des activités terroristes a été appliquée dans
des Etats où le gouvernement indien n’était pas confronté à une opposition
armée. Elle a notamment servi à incarcérer des opposants non-violents dans
l’Etat du Gujarat. Mais, d’après l’organisation internationale, les personnes les plus visées sont surtout les séparatistes Sikhs dont 10 ont été
exécutés en juillet dernier.
Pour terminer, Amnesty international estime que dans le cas de demandeurs d’asile indiens, un examen approfondi des motifs est nécessaire. Il
est donc indispensable que ces personnes puissent bénéficier d’un libre accès à une procédure d’asile complète, ce qui n’est possible que si l’Inde
est retirée de la liste liste des "safe countries". (apic/com/sjb).