"Apartheid à l’indienne"
Cochin, 11mai(APIC) Pour la première fois depuis la fondation du diocèse
indien de Cochin, il y a quatre siècles, des églises ont dû être fermées
pour cause de divisions et de violences parmi les catholiques de castes diverses. C’est en raison de protestations de catholiques voulant maintenir
le système de castes à l’intérieur de l’Eglise que l’évêque de Kochi (l’ancienne Cochin), dans l’Etat du Kérala, a dû se résoudre à prendre cette mesure extraordinaire.
L’évêque de Cochin, Mgr Joseph Kureethara, a décidé de réorganiser ses
paroisses pour éviter les discriminations dues au système de castes existant depuis des siècles. Ainsi, des siècles durant, des catholiques vivant
près d’une église n’ont pu être membres de la communauté parce qu’ils n’appartenaient pas à la bonne caste, l’appartenance à la paroisse étant déterminée par la caste et non sur une base territoriale.
C’est en voulant faire disparaître cette situation d’"apartheid à l’indienne" que l’évêque de Cochin a suscité des remous dans la communauté catholique. Les services religieux dans les diverses églises concernées ont
été suspendus même durant la Semaine sainte. Cochin a été la première mission portugaise en Inde, vers 1500. Le diocèse, fondé en 1558, comprend des
catholique de différentes castes. (apic/ucan/be)