Inde : bientôt la fin des querelles (250789)
Bangalore, 25juillet(APIC/CIP) Quelle langue faut-il employer dans la
liturgie catholique en Inde ? Le latin ou bien une des langues locales ?
Celle de la majorité des fidèles, par exemple ? Le problème a été, dans le
passé, "inutilement politisé" estime Mgr Alphonse Mathias, archevêque de
Bangalore, au sud du pays. "Aujourd’hui, ce n’est plus un sujet brûlant.
Nos querelles linguistiques seront bientôt dépassées", annonce
l’archevêque.
Dans une lettre pastorale adressée aux catholiques de l’archidiocèse de
Bangalore, Mgr Mathias précise que c’est aux communautés locales qu’il appartient de convenir quelle langue doit être utilisée dans la liturgie en
Inde. Une communauté peut fort bien opter pour des célébrations en
plusieurs langues. Mais il ne s’agit en aucun cas de privilégier la langue
d’une partie des fidéles et d’exclure la langue des autres, souligne l’archevêque qui ajoute : "Le temps de la prééminence du latin dans la liturgie
est bel et bien révolu."
Les querelles entre catholiques sur l’usage des langues dans la liturgie
étaient très vives lorsque Mgr Mathias a pris en main le gouvernement de
son archidiocèse en 1986. La plupart des catholiques de Bangalore parlent
le tamoul mais une partie importante de la population parle aussi le
télougou. Une minorité de catholiques parle enfin le canara. (apic/cip/mg)