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    Les enseignants ne sont plus payés: les pouvoirs publics en cause

    Inde: à l’appel des évêques, les écoles catholiques en grève (060392)

    Madras, 6 mars(APIC) Les écoles catholiques de l’Etat du Tamil Nadu, en

    Inde, se sont mis en grève le 13 février dernier à l’appel des évêques de

    ce même Etat, afin de protester contre la négligence du gouvernement de Madras dans la question de l’éducation, rapporte le dernier bulletin "Eglises

    d’Asie". Le même jour, dans les villes de Tiruchirappalli, Madurai, Tuticorin et Salem, les évêques ont pris la tête de processions, fortes parfois

    de plus de dix mille élèves, enseignants, prêtres et religieux.

    Selon "Eglises d’Asie", le gouvernement du Tamil Nadu fait de plus en

    plus de difficultés pour régulariser la situation des écoles catholiques.

    Des centaines d’écoles, qui remplissent les conditions exigées, n’arrivent

    pas à obtenir la reconnaissance légale permanente. De nombreux enseignants,

    en particulier dans les écoles nouvellement reconnues, ont par ailleurs de

    plus en plus de mal à obtenir leurs salaires.

    Le gouvernement revendique le droit de nommer les professeurs même intérimaires et certaines municipalités vont jusqu’à exiger que les écoles

    catholiques paient les impôts locaux sur la propriété et les bâtiments.

    Le 10 février, annonçant la décision de grève prise par l’Assemblée des

    évêques de l’Etat, Mgr Casimir Gnanadickam, archevêque de Madras, qui est

    aussi président de l’Association catholique pour l’éducation dans le Tamil

    Nadu, rappelait que, le 10 septembre 1990, la Haute Cour de l’Etat avait

    ordonné au gouvernement de payer les salaires dans 113 institutions qui

    s’étaient portées partie civile.

    Les juges avaient fait grief aux autorités civiles de prétexter le manque d’argent pour négliger une responsabilité aussi importante que l’éducation. Par la suite, de nombreux rappels ont été envoyés aux autorités: "En

    dépit de tout cela, a déclaré l’archevêque, le gouvernement semble bien décidé à restreindre la liberté des minorités en empiétant sur leur droit à

    gérer leurs propres écoles".

    De son côté, Mgr Marianus Arokiasamy, archevêque de Madurai, dans la pétition qu’il a remise au gouvernement, demandait que les salaires en retard

    soient enfin versés à quelque 1’000 enseignants travaillant dans plus de

    300 écoles: "Certains d’entre eux n’ont pas été payés depuis 15 ans". Il

    réclamait en outre la reconnaissance légale pour ces institutions.

    Les négociations avec le gouvernement continuent. En cas d’échec, des

    manifestations au niveau des districts sont prévues avec, si nécessaire,

    des occupations de locaux administratifs. Si les résultats se font encore

    attendre, laisse-t-on entendre du côté de Madras, à la mi-juin, lors de la

    nouvelle année scolaire, les quelque 5’000 écoles catholiques de l’Etat

    ouvriront le premier jour, à la suite de quoi elles fermeront leurs portes

    jusqu’à nouvel ordre. (apic/eda/pr)

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