La revue "Vivant univers" consacre son nouveau numéro à ce fléau
Fribourg, 27juin(APIC) "Elle a trois ans. C’est dans une cave sombre d’un
atelier clandestin qu’elle a été trouvée par la police. Enchaînée 24 heures
sur 24, elle remplissait d’héroïne de petites capsules destinées à la contrebande". Ces quelques phrases, qui témoignent qu’aujourd’hui encore
l’esclavage est une réalité, sont tirées de l’éditorial du dernier numéro
de "Vivant univers", revue bimestrielle de la promotion humaine et
chrétienne dans le monde.
Cet exemple est loin d’être isolé. Des centaines, des milliers de cas
semblables existent. Ils touchent les enfants, les adultes, hommes et femmes et n’épargnent pas les vieillards. A travers une quarantaine de pages,
"Vivant univers" parle de cette incroyable réalité qu’est "L’escalvage aujourd’hui". Et pourtant... Des conventions ont aboli l’esclavage. Des lois
protègent les individus contre toute discrimination, contre toute exploitation. Papier et lettres mortes... presque rien n’a changé. Et les droits
fondamentaux de millions d’êtres humains demeurent bafoués en de nombreux
endroits.
"Des hommes, endettés jusqu’au cou, travaillent de 12 à 14 heures par
jour pour gagner juste de quoi survivre. Des femmes, entraînées dans la
prostitution, se détruisent le corps, le coeur et l’esprit. Des adolescents
quittent le chemin de l’école pour les mines ou les camps de travail, se
vendent pour pouvoir manger. Des enfants sont condamnés par la malnutrition. Des bébés sont enlevés ou vendus en vue d’adoptions douteuses", relève l’éditorial. Selon ce dernier, "Totalement asservis par les dettes,
l’isolement, l’analphabétisme, la sous-alimentation, le fatalisme et la
soumission, des hommes vivent et meurent, dans la froide indifférence de
ceux qui ont organisé la pratique esclavagiste en un système économiquement
structuré. Ils ne se nomment plus négriers ou trafiquants, mais employeurs
véreux, multinationales pernicieuses ou agence d’emploi indélicates".
De l’antiquité à nos jours, les auteurs des différents articles jettent
un regard sur un fléau que nos mémoires préfèrent projeter dans le passé, à
défaut, que nos mentalités veulent ignorer. "L’Esclavage en mémoire", "Le
trafic d’ivoire noir", "La lutte pour l’abolition", "L’esclavage en
1989"... L’enfant-esclave et la prostitution sont quelques-uns parmi les
titres développés tout au long de "Vivant univers. Et si, ainsi que l’écrit
la revue, l’esclavage a toujours existé, ils sont aujourd’hui des millions,
les esclaves à mener la triste vie d’hommes réduits à l’état d’objets. Et
cela dans plus de 40 pays. (apic/pr)