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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Il s’agit de travailler a la "resurrection" du pays (p. 2, n.7). Une

    conference de presse s’est tenue au Bureau de presse du Saint-Siege pour

    presenter le document final du Synode pour le Liban, premier fruit de

    l’Assemblee speciale, et qui servira ensuite de base a l’exhortation

    Apostolique post-synodale de Jean-Paul II. Ont pris la parole le cardinal

    Silvestrini, le cardinal Pierre Sfeir, Mgr Bechara, archev. Maronite

    d’Antelias. Etant donne egalement la conference donnee hier soir a

    Saint-Louis des Francais par Mgr Bustros, Rapporteur general, Mgr Noujeim,

    Secretaire Special, et Mgr Bechara Rai, President de la commission pour

    l’information, on peut distinguer comme points saillants la question de la

    souverainete et de l’unite nationale, dans la convivialite pour

    reconstruire ensemble, avec la necessaire conversion, et le role du Pape.

    Tout d’abord, "la souverainete et l’independance du Liban, le respect des

    droits de l’homme, le retour des personnes deplacees, l’appel a la jeunesse

    pour reconstruire le Liban" font partie de l’appel a la solidarite pour

    l’unite nationale lance par le synode, precise Mgr Bechara. De fait, "la

    situation politique n’est pas satisfaisante pour tout le monde". "S’il n’y

    a pas de liberte, de democratie, s’il y a des pressions de tous ordres qui

    pesent sur les hommes politiques, declarait Mgr Bechara, il ne peut pas y

    avoir d’exercice sain de la politique". C’est la question generale des

    conditions de l’exercice du pouvoir: la necessaire "liberte". Une

    "democratie saine" suppose que les personnes interdites aient "les memes

    moyens que ceux qui sont au pouvoir". "Il s’agit de faire respecter les

    droits de l’homme". De "reclamer qúils soient respecte", insiste le

    cardinal Sfeir. Mais, souligne le patriarche, il y a aussi la question du

    personnel politique: il faut "certaines vertus ethiques, humaines,

    politiques, pour qúil puisse exercer de facon efficace son role a

    l’interieur de la societe. Si ces valeurs n’existent pas, ou sont releguees

    au second plan, il y a beaucoup de deviations."

    Pour le cardinal Sfeir, les raisons de la guerre n’etaient pas religieuses

    mais politiques. "On a fourni des armes au peuple, on a fourni de l’argent,

    on l’a manipule pour qúil se batte et il s’est battu vaillamment". Et il y

    a eu des atrocites commises par les miliciens, des "fautes graves", mais

    "les libanais ne sont pas tous coupables" pour autant. Maintenant, "la

    situation a change", il faut "reviser les mentalites", "se retrouver, etre

    solidaires". Dans cette perspective, le role de l’Eglise n’est pas de

    "reformer le pays", de "renouveler le pays en entier", cela incombe aux

    "autorites civiles". Elle doit elle-meme "se reevangeliser" et par ailleurs

    proclamer les "principes d’equite et de morale politique". Le synode aura

    mis en route cette "dynamique", la commission nommee par le Saint-Pere est

    chargee de veiller a ce "renouvelement interieur", sans attendre la

    parution de l’exhortation post-synodale.

    Ceci suppose une claire separation de la politique et de la religion, le

    "depassement" du "confessionnalisme". On ne doit plus "compter sur sa

    communaute pour obtenir des fonctions publiques", insiste Mgr Bechara, mais

    sur des "valeurs morales" de la personne. Cette "deconfessionnalisation"

    doit atteindre "le systeme politique lui-meme", le "genie libanais", source

    de cette "coexistence", doit promouvoir cette "cooperation" dans

    "l’interet national". Unite nationale donc, dans la diversite des

    communautes catholiques, et chretiennes et non chretiennes, et pas dans

    l’uniformisation.

    Decloisonnement des communautes, en meme temps que "convivialite" sont les

    conditions pour reconstruire le pays, son economie et le tissu social. Le

    synode insiste particulierement sur la liberte culturelle, liberte de

    l’education entre autres, les priorites sociales du logement et la sante.

    Reconstruit et prospere, le Liban pourra reprendre son role aux Nations

    Unies, espere le cardinal Sfeir; et "la paix veritable" sera un bienfait

    pour tout le Moyen-Orient. Cette fois les remerciements au Saint-Pere sont

    particulierement sentis, tous etant d’accord que le Synode a permis une

    communication dans la franchise, qui aurait ete impossible ailleurs, et

    d’apprendre une facon de travailler efficacement ensemble. Restait le role

    des media, assez peu loquaces sur le Liban. "La verite nous sauvera"

    s’exclame au dernier moment le cardinal Sfeir, en remerciant les

    journalistes presents.

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