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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    ?Le 73 voyage de Jean-Paul II hors d’Italie, le 6 et 7 septembre 1996 en

    I.Media - Date : 96 09 03?Sujet : PRE-PAPIER HONGRIE 1?Car : 6500

    Hongrie, est un nouveau test pour la sante du pape qui a donne quelques

    signes de faiblesse cet ete, a dix jours d’un voyage tres attendu - et

    objet de polemique - en France, du 19 au 22 septembre prochain.

    ?L’avant veille du depart pour Budapest, la capitale hongroise, le 4

    septembre, l’etat de sante de Jean-Paul II qui porte ses 76 ans, est apparu

    comme stabilise lors de l’audience generale qúil a donnee, en plein air,

    place Saint Pierre, devant 15 000 personnes et pendant une heure et demie.

    ?Jean-Paul II devrait se poser a Budapest dans la matinee du vendredi 6

    septembre pour se rendre aussitot, par helicoptere, a l’abbaye de

    Pannonhalma situee a 100 km a l’Est de la capitale hongroise. Pannonhalma

    fete le millenaire de sa fondation par Charlemagne. L’empereur y fit eriger

    une eglise en remerciement d’une victoire contre les barbares, eglise qúil

    dedia a St Martin de Tours, natif de cette region. L’abbaye de pannonhalma

    est le but principal de ce deuxieme voyage du pape en Hongrie apres son

    periple d’aout 1991.

    ?En ce haut lieu culturel - une bibliotheque y recele 350 000 volumes

    anciens - et religieux le pape rencontrera le president de la Republique,

    Arpad Goncz, puis un groupe de personnes agees et d’infirmes. Il celebrera

    ensuite les vepres du millenaire dans la basilique de l’abbaye avec une

    priere pour l’unite des chretiens.

    ?Unite des chretiens avec un grand absent : le patriarche russe orthodoxe

    Alexis II. Le Pere Abbe de Pannonhalma, Asztrik Varsegi, a en effet invite

    officiellement le patriarche Alexis II, en avril 1995, a venir aux

    ceremonies de ce millenaire. Et, pendant une annee tout a ete fait pour

    favoriser cette rencontre historique entre le patriarche et le pape a cette

    occasion.

    ?Toutefois, en juillet dernier, le patriarche Alexis II a du decliner

    l’invitation, sous la double pression d’une crise ouverte avec le

    Patriarcat de Constantinople, et du refus, d’une partie de son Saint

    Synode, de faire un pas en direction des catholiques. Du coup, le bref

    voyage de Jean-Paul II en Hongrie perd de son relief international meme si,

    sur un plan interne, il reste de premiere importance pour les hongrois.

    ?Les hongrois vivent en effet dans la desillusion la plus totale. Le pape

    ne devrait pas retrouver les foules enthousiastes de l’ete 1991, encore

    dans l’euphorie de la liberte retrouvee devant qui Jean-Paul II avait alors

    prononce, dans ce coeur d’Europe, un important discours sur le droit des

    minorites.

    ? Aujourd’hui, c’est la crise economique qui est a l’ordre du jour avec, en

    particulier, une inflation proche de 25 %. "Les hongrois sont vraiment

    desesperes, en raison d’un niveau de vie tres bas et de la situation

    generale, confie le pere Lazslo Lukacs, porte parole de la conference

    episcopale. Nous attendons de Jean-Paul II qúil nous apporte une nouvelle

    inspiration, pour l’Eglise et pour le pays".

    ?A cet egard, les eveques hongrois viennent d’ailleurs de publier un lettre

    pastorale de 70 pages ou ils denoncent une situation "d’apres guerre" : "le

    chomage, ecrivent-ils, a augmente, les retraites ont baisse dramatiquement,

    le nombre des pauvres et sans abris ne cesse de croitre alors que les

    riches deviennent de plus en plus riches".

    ?A cette plainte ils ajoutent la denonciation du manque de democratie :

    "l’ancien systeme avait concentre le pouvoir dans les mains de quelques

    uns. Rien n’a change, on empeche les petits de faire valoir leurs propres

    droits. (...) Il est necessaire de creer un dialogue entre les puissants et

    la population".

    ?Une population dont Jean-Paul II aura un petit apercu, le samedi, 7

    septembre, lors de la messe en plein air, a l’Ipari Park de Gyor (10 km de

    Pannonhalma) l’une des plus anciennes citees hongroises. Selon l’episcopat,

    160 000 fideles l’attendront en cet endroit. Suivra un repas avec les 27

    eveques hongrois, dans le palais episcopal de la ville, et un discours de

    Jean-Paul II.

    ?Si le menu de ce repas n’est pas connu, il est probable que les eveques

    s’entretiendront avec Jean-Paul II de leur motifs d’esperance mais aussi de

    leurs difficultes. La premiere d’entre elles est le manque de pretres - 1

    pour 2500 habitants - et l’age eleve de ceux-ci, en raison de leur non

    remplacement pendant la periode communiste. Le nombre de seminaristes a eu

    beau passe de 300 en 1978 a 474 en 1994, il ne sont pas suffisants, selon

    les eveques, pour rattraper le temps perdu. 40 % des paroisses n’ont en

    effet pas de pretres.

    ?La seconde difficulte est la secularisation galopante. Si 64,6 des

    hongrois se disent catholiques, bien peu pratiquent. Une des statistiques

    les plus fiables annonce un taux de pratique de 15 % en incluant tous les

    chretiens, catholiques et les protestants. Cette meme statistique indique

    que plus de la moitie des pratiquants a plus de cinquante ans, et a peine

    10 % de ces pratiquants ont moins de 29 ans. "Nous sommes une terre de

    mission" concluent les eveques.

    ?Troisieme probleme, le statut de l’Eglise et ses relations avec l’Etat. Le

    sort de 3 500 anciennes proprietes de l’Eglise, confisquees a l’epoque

    communiste, et non encore restituees, est sans solution depuis trois ans,

    date a laquelle les negociations entre l’Etat et l’Eglise se sont bloquees.

    De meme, le financement par l’Etat des activites de l’Eglise, prevu dans la

    nouvelle Constitution, n’a pas ete reevalue depuis trois ans malgre

    l’inflation. Et ce, quand il est effectivement verse car les autorites

    locales detournent souvent ces fonds pour des besoins qúelles jugents plus

    urgents.

    ?Apres cette rencontre avec les eveques, le pape observera un temps de

    repos pour ensuite recevoir le Premier Ministre Gyula Horn, dans le meme

    palais episcopal de Gyor. Apres cette entrevue de 25 minutes, Jean-Paul II

    se rendra a pieds - une cinquantaine de metres - dans la cathedrale de Gyor

    pour une rencontre avec des representants du diocese.

    ?Dans cette meme eglise, il s’inclinera sur la tombe du Serveur de Dieu,

    Vilmos Apor, eveque, et mort en 1945 d’un coup de pistolet tire par un

    soldat russe alors que Vilmos Apor s’opposait au transfert des femmes et

    jeunes filles de Gyor. Elles s’etaient refugiees dans l’eveche pour fuir

    l’arrivee de l’armee rouge. Ce pelerinage accompli, a 19:20, heure locale,

    Jean-Paul II, reprendra l’avion pour Rome ou il attendu samedi a 21:30.

    --------Commande: det

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