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    Salvador: Les jésuites veulent la vérité sur l’assassinat de leurs six confrères en 1989

    http://www.terra.com.br/padremarcelo/

    Les tueurs blanchis par l’amnistie, selon le procureur

    San Salvador, 30 mars 2000 (APIC) La Compagnie de Jésus a demandé au Procureur général de la République salvadorienne la réouverture de l’enquête sur l’assassinat de six jésuites le 16 novembre 1989 à l’Université catholique centro-américaine (UCA) à San Salvador. Les religieux avaient été appréhendés puis abattus l’un après l’autre, ainsi que leur cuisinière et sa fille, par un escadron de la mort du "Bataillon Atlacatl", une unité d’élite de l’armée salvadorienne encadrée par des conseillers militaires américains.

    Les jésuites du Salvador sont prêts à entamer une bataille légale pour faire la lumière sur cet acte barbare qui avait soulevé une grande émotion dans toute la région centro-américaine et dans le monde entier. Le Père José Maria Tojeira, recteur de l’UCA, et d’autres représentants de l’Université centro-américaine ont demandé que soit éclairci le rôle joué par l’ex-président salvadorien Alfredo Cristiani (du parti d’extrême-droite ARENA) et par le colonel Rafael Humberto Larios. Tous deux sont accusés de ne pas avoir agi pour empêcher ces assassinats brutaux.

    En décembre dernier, le procureur Belisario Artiga a affirmé que le cas pouvait être archivé après l’amnistie générale décrétée par l’Assemblée législative en 1993, une mesure qui a "pardonné" selon lui tous les crimes commis durant les douze années de guerre civile (1980-1992). Neuf militaires, considérés comme les auteurs matériels des assassinats, sont passés devant la justice salvadorienne, mais sept d’entre ont été acquittés en 1991. Le colonel Guillermo Alfredo Benavides et le lieutenant Yusshy Mendoza, reconnus coupables, ont, eux, bénéficié de la loi d’amnistie concoctée par l’Alliance Républicaine Nationaliste (ARENA) alors au gouvernement. (apic/cip/misna/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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