Budapest, 28avril(APIC) Selon le Père György Bulanyi, animateur des communautés de base "Bokor" en Hongrie, "le modus vivendi que les Stalinistes
avaient imposé à l’Eglise touche à sa fin". Dans une interview accordée à
l’agence de presse viennoise "Kathpress", le Père piariste s’est réjoui du
fait que les évêques hongrois aient pris l’initiative de présenter à l’Etat
un catalogue de requêtes précises de la part de l’Eglise.
Le modus vivendi en vigueur jusqu’ici restreignait considérablement le
champ d’action de l’Eglise et pour cela "elle devait encore féliciter
l’Etat des bonnes relations qu’il entretenait avec l’Eglise". Les choses
ont l’air de changer. Lors d’une récente entrevue avec le ministre président Karoly Grosz, l’archevêque primat de Hongrie, Laszlo Paskai, s’est
fait le défenseur d’un service civil pour ceux qui refusent de prendre les
armes pour des raisons de conscience. "Cela a dépassé toutes nos attentes",
a commenté György Bulanyi.
Ces années passées, 25 membres des communautés de base "Bokor" ont dû
purger des peines de prison de 2 ans et demi à trois ans pour refus de
servir. Le Père Bulanyi est revenu sur l’attitude passée des évêques : "Les
évêques ont toujours été réfractaires à l’objection de conscience; notre
non-violence serait incompatible avec le catholicisme comme avec le
patriotisme". Et le piariste regrette que les communautés de base, qui sont
à la pointe du combat en faveur de l’objection de conscience, "n’aient été
jusqu’ici invitées ni par l’Eglise ni par l’Etat". (apic/kpor/ym)