Hongrie: solution satisfaisante pour les objecteurs de conscience (160888)
Budapest, 16août(APIC/Gabor Kiszely) Deuxième pays du Pacte de Varsovie
après la Pologne, la Hongrie introduira dès l’année prochaine un service
non-armé et un service civil de remplacement pour ceux qui refusent le service militaire. Actuellement il y a encore 158 objecteurs de consience en
prison. Pour le moment les objecteurs de conscience pour des motifs politiques restent exclus de cette nouvelle solution de décriminalisation. La
conférence des évêques hongrois était encore opposée il y a quelques mois à
un service civil.
Le service civil de remplacement pour les objecteurs de conscience sera
introduit l’année prochaine en Hongrie. Les domaines d’engagement seront
l’hygiène publique, les institutions sociales et communales ainsi que des
travaux dans le domaine de la protection de l’environnement. Le service de
remplacement ne doit pas avoir un caractère discriminatoire, selon une
déclaration publiée à Budapest. Le temps de service doit concorder avec le
service militaire normal. Mais les objecteurs de conscience pour des causes
politiques restent toutefois exclus de la décriminalisation.
Pour ceux qui refusent le service militaire pour des raisons religieuses, il est prévu en outre l’introduction d’un service non-armé. Ce
service concerne particulièrement les adhérents des différentes sectes protestantes qui interdisent à leurs membres d’utiliser des armes. Parmi les
objecteurs hongrois, il y a également des catholiques dont un certain
nombre de membres des "communautés de base" autour du Père Bulanyi.
Plus de 158 objecteurs de conscience enregistrés
Il y a actuellement en Hongrie 158 objecteurs de conscience condamnés à
des peines d’emprisonnement allant jusqu’à trois ans. Une procédure est en
cours pour 49 autres objecteurs. Depuis 1979, 23 personnes au total ont refusé le service militaire pour des motifs religieux. Il y a deux ans la
Conférence des évêques hongrois avait pris position contre ceux qui refusaient le service militaire et elle n’a modifié sa position que ces derniers mois, quand le premier ministre hongrois, Karoly Grosz, a promis de
donner une solution au problème.
La particularité de la nouvelle réglementation en Hongrie est que pour
les objecteurs de conscience ce n’est pas le Ministère de la Défense, mais
les différents Ministères concernés qui seront compétents. La solution pour
la décriminalisation est préparée depuis une année. Plusieurs personnalités
des Eglises ont collaboré à ces nouvelles propositions. (apic/ky/ws/d/bd)