Budapest, 18août(APIC) Dans l’attente d’un vote favorable du parlement de
Budapest pour l’instauration d’un service civil de remplacement, les objecteurs de conscience hongrois continueront d’aller en prison. C’est ce qu’a
déclaré un porte-parole du Ministère de la défense hongrois après la parution jeudi d’un article du journal gouvernemental "Magyar Hirlap". Ainsi,
avant que la nouvelle loi ne soit votée dans la seconde moitié de l’année
prochaine, aucun refus de servir pour motif de conscience ne sera reconnu
en Hongrie.
Actuellement, 160 jeunes gens sont en prison pour refus de servir, tandis que 49 autre attendent leur procès. Selon le journal hongrois "Heti Vilaggazdazag", 26 objecteurs proviennent de différentes communautés de base
catholiques. Ce journal relève que les autorités de l’Eglise en Hongrie ont
clairement condamné l’objection de conscience dans un document rendu public
en octobre 1986. "Heti Vilaggazdazag" souligne cependant que le nouveau
primat de Hongrie, Mgr Laszlo Paskaï, a lancé en mars dernier une initiative pour la reconnaissance du droit à l’objection pour des motifs de conscience.
Notons cependant que les objecteurs de conscience pour motifs politiques
resteront exclus du service civil projeté. Les objecteurs reconnus travailleront dans des organisations d’entraide, des services publics, ou dans la
protection de l’environnement. Le service civil alternatif ne devrait pas
avoir de caractère discriminatoire, demandent les partisans du projet, et
la durée du service de remplacement ne devrait pas excéder celle du service
militaire. (apic/kpr/pr)