Hongrie, 7décembre(APIC) Toute la direction de l’Eglise réformée hongroise doit démissionner. Cette exigence a été formulée par la "Conférence du
mouvement de rénovation" qui a rassemblé récemment à Budapest 250 délégués.
La demande de la Conférence se fonde sur le fait que les évêques et les surintendants de l’Eglise ont été pendant ces dernières décennies les "instruments des autorités religieuses de l’Etat".
L’opposition réunit notamment le Dr. Richard Bodoki, ancien directeur
des Missions intérieures, et le pasteur Josef Elias, démis irrégulièrement
de ses fonctions par l’ancien évêque Tibor Bartha.
La possibité d’une réélection pour l’un ou l’autre des évêques ou surintendants démissionnaires, si les pasteurs peuvent choisir librement leurs
suépérieurs, n’est pas exclue par les Réformés, comme le précise le pasteur
Elias dans une lettre adressée à l’évêque Elemer Kocsis, de Debrecen. Une
condition : que l’on ait fait de bonnes expériences avec eux et que l’on
soit convaincu de leur "fidélité à l’Eglise". Il serait préférable que les
évêques réformés et les surintendants puissent compter sur leurs pasteurs
plutôt que sur "ceux qui ont dérobé à l’Eglise son droit à la libre décision".
En Hongrie comme en Roumanie l’Eglise réformée de tradition calviniste
-zwinglienne a à sa tête des évêques. La Hongrie compte quatre évêques,
placés sous la conduite de Mgr Elemer Kocsis, évêque de Debrecen, la Genève
calviniste de l’Est. La Roumanie, elle, compte deux districts ecclésiastiques avec chacun un évêque. (apic/epd/eg/cor)