Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    L’Etat recherche une solution

    Hongrie : l’objection de conscience entre Eglise et Etat (060488)

    Budapest, 6avril(APIC/Gabor Kiszely) La question de l’objection de conscience a surgi en Hongrie au sein de l’Eglise catholique vers le milieu

    des années 70 sous l’impulsion des communautés de base réunies autour du

    père piariste relégué Gyorgy Bulany. La base théorique en avait déjà été

    élaborée en 1970 par les membres du mouvement du religieux dissident.

    Pour les "bulanystes", si on part des paroles du Christ : "Aimez vos ennemis", tuer, sous quelque forme que ce soit, est inconciliable avec le

    Règne de Dieu. Le meurtre d’un chrétien par un autre, quelle qu’en soit la

    raison, représente une contradiction en soi, c’est "le plus haut degré de

    l’absurde". Comme Jésus a rempli sa mission sans avoir recours à la force,

    l’Eglise ne peut pas suivre une aute voie, sans quoi elle devient criminelle.

    Le premier objecteur de conscience du groupe Bulany a refusé de servir

    en 1979. 23 jeunes ont objecté depuis. Un porte-parole du mouvement souligne qu’on ne peut pas faire de l’objection de conscience une obligation

    pour tous les membres du groupe. Il faut tenir compte du fait que beaucoup

    de jeunes doivent pourvoir à l’entretien de familles nombreuses. C’est

    pourquoi on se montre particulièrement tolérant.

    Problématique de la non-violence

    La non-violence n’est pas la première préoccupation des communautés du

    père Bulany. Ce sont plutôt les autorités de l’Eglise qui en parlent, ainsi

    le cardinal Laszlo Lékai, archevêque primat décédé l’année dernière, qui

    critiquait ouvertement le mouvement du Père Bulany. Le cardinal Lékai refusait de soutenir les objecteurs emprisonnés. Il faisait aussi souvent allusion à la christianisation de la Hongrie et à la fondation du royaume de

    Magyars il y a 1000 ans. Les Magyars n’auraient pas pu fonder leur royaume

    sans avoir recours à la force des armes.

    Les objecteurs de conscience ont dû jusqu’ici purger en général une

    peine de prison de deux et demi à trois ans. L’épiscopat s’est prononcé

    officiellement sur ce problème en décembre 86. La Conférence des évêques

    s’est alors référée à un passage du texte du Concile Vatican II Gaudium et

    Spes et se réclama expressément de la Constition de l’Etat qui oblige tout

    citoyen à défendre sa patrie. On a cité textuellement à cette occasion un

    passage du document du concile disant que les lois devraient traiter avec

    compréhension ceux qui pour des raisons de conscience ne veulent pas

    prendre les armes, mais se déclarent prêts à servir la communauté humaine

    de façon pacifique. Les évêques soulignent aussi qu’il appartient à l’Etat

    et non à l’Eglise de déterminer concrètement quelle forme cela peut

    prendre.

    On entrevoit une solution pour bientôt

    En renvoyant le problème à l’Etat, l’épiscopat évitait d’affronter le

    problème. C’est le gouvernement qui contribuera maintenant à éclaircir la

    situation. Dans le but de soigner son image aux yeux de l’opinion mondiale,

    le gouvernement s’est engagé dans un processus de démocratisation sociale

    et politique. Cela laisse espérer une solution pour bientôt.

    Récemment trois objecteurs de conscience qui avaient déjà purgé leur

    peine de prison ont adressé une lettre au ministre président ou ils esquissent leur conception d’un service alternatif. Celui-ci devrait être complètement détaché du ministère de la défense, sa durée ne devrait pas dépasser

    celle du service habituel et finalement tout processus de discrimination

    devrait être exclu. (kipa/ym)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus