Hongrie : l’Eglise réclame plus de liberté (140488)
Budapest, 14avril(APIC) Dans un long texte adressé au ministre président
Karoly Grosz, l’Eglise catholique de Hongrie réclame l’autorisation des
ordres religieux, l’accès à la presse, à la radio et à la télévision, la
liberté d’accès aux hôpitaux, aux homes de personnes âgées et aux prisons
et la possibilité de travailler avec la jeunesse. L’Etat devrait également
cesser de soutenir le mouvement des prêtres pour la paix.
L’Eglise catholique de Hongrie a déposé un ample catalogue de requêtes
auprès du ministre président Karoly Grosz. Elle demande que les multiples
limitations qui entravent son activité soient levées et que les relations
Eglise-Etat soient réglées de manière "digne d’un Etat démocratique du 20e
siècle". L’évêque de Veszprem, Jozsef Szendi, a exprimé la position de
l’Eglise au cours d’une réception que le ministre président hongrois Karoly
Grosz a organisée au Parlement pour les leaders des communautés religieuses. Bien que la réception eut lieu le 14 mars déjà, le discours explosif de l’évêque n’a pas encore été publié dans la presse catholique du
pays.
Il est urgent de trouver de nouveaux accords entre l’Eglise et l’Etat
Mgr Jozsef Szendi a souligné qu’il était urgent de "trouver de nouveaux
accords Eglise-Etat" et de les reprendre dans la Constitution et dans la
législation. Les règlements des années 50, signés par "l’archevêque
intimidé de Kalocsa", ne devraient plus être appliqués. L’Eglise ne réclame
pas d’éventuels privilèges, elle demande que "les droits de l’homme soient
inscrits dans la loi".
On devrait en arriver à ce que l’Eglise, en lien avec l’Etat, puisse accomplir sans entrave son service pour le"bien de notre pays et de notre
peuple". "Je vous demande, Monsieur le ministre président", a dit textuellement l’évêque, "de faire tout ce que vous pouvez pour permettre que notre
Eglise puisse agir librement non seulement à l’intérieur des bâtiments religieux, mais aussi au-dehors. N’ayez pas peur de nous : nous n’allons pas
utiliser les armes et la violence, mais uniquement la force de l’Esprit et
de l’amour pour le bien de notre peuple". (apic/kpr/ym)