Hongrie: fin de la Conférence régionale des Caritas Internationalis(011092)
Budapest, 1eroctobre(APIC) Les représentants des Caritas Internationalis
de 31 pays européens de l’Est et de l’Ouest, réunis lors de la Conférence
régionale qui s’est tenue à Budapest (Hongrie) du 24 au 29 septembre, exigent, dans une résolution adoptée au terme de leurs travaux, que les pays
européens ainsi que les Nations Unies développent une politique véritablement efficace dans l’ex-Yougoslavie afin d’arrêter cette guerre et, partant, qu’ils ne se limitent pas à un rôle strictement humanitaire.
Les représentants des 31 pays, dont la délégation de Caritas Suisse emmenée par son directeur, Jürg Krummenacher, ont examiné les problèmes et
les espoirs d’harmonisation entre les pays de toute l’Europe. Une démarche
rendue difficile en raison de la poursuite, dans les territoires de l’exYougoslavie, d’une guerre absurde et inhumaine.
Dans une résolution en cinq points, les délégués réunis à Budapest exigent, outre une politique efficace de l’Europe et des Nations Unies qui
pourrait permettre aux populations de l’ex-Yougoslavie de reprendre une vie
civile et sociale normale, que soient, en attendant une normalisation, ouvertes les frontières de tous les pays afin de donner aux populations déplacées la possibilité de trouver momentanément une solution à leur exode
forcé.
Caritas Internationalis, qui demande à l’Europe et aux Nations Unies de
soutenir financièrement les pays qui accueillent ces réfugiés, condamne
l’usage de la violence armée et insiste pour que soit respectée la résolution d’embargo décidée par les Nations Unies. Les représentants des Caritas
européennes souhaitent enfin une intervention plus efficace et plus directe
des troupes de l’ONU afin de sauvegarder l’intégrité de vies humaines sans
défense. "En effet, trop d’entre elles, y compris des militaires des forces
des Nations Unies, ont déjà payé de leur propre vie l’absurdité de ce conflit alors que paradoxalement les responsables politiques internationaux
ont évité de prendre politiquement en charge ce drame". (apic/com/pr)