Hongrie: entente consolidée entre l’Eglise et l’Etat (200788)
Rome, 20juillet(APIC/CIP) L’espoir de parvenir à une meilleure relation
entre l’Eglise et l’Etat en Hongrie n’est pas tout à fait vain. "Les relations entre l’Eglise et l’Etat hongrois sont entrées dans une phase nouvelle de consolidation" a affirmé le cardinal Laszlo Paskai, archevêque d’Esztergom et primat de Hongrie, dans une interview publiée le 18 juillet dans
le quotidien "Magyar Nemzet".
L’Eglise hongroise poursuit ses démarches pour parvenir à une relation
plus fructueuse avec l’Etat hongrois. Rappelons par exemple que Mgr Endre
Gyulay, évêque de Szeged-Csanad avait publié il y a quelques temps un article dans le"Magyar Hirlap", journal du gouvernement. L’évêque y demandait
notamment une plus grande liberté pour les activités de l’Eglise.
La critique du responsable du service des affaires religieuses, Imre
Miklos, a été des plus vives face à l’article et à l’encontre des évêques
qui cherchent à modifier les relations de l’Eglise et de l’Etat. Profitant
en effet le 17 juillet dernier de la cérémonie d’accueil du cardinal Laszlo
Paskaï nouvellement nommé à cette fonction, Imre Miklos s’était élevé contre l’activité de certaines autorités ecclésiatiques qui faisait preuve
d’un manque "de sagesse et de compréhension" fâcheuse dans leur démarche.
Malgré tout, les requêtes de l’Eglise hongroise semblent peu à peu
trouver un terrain d’entente. L’archevêque Laszlo Paskaï, dans une interview parue le 18 juillet dans le quotidien "Magyar Nemzet", a déclaré que
"l’Eglise n’est ni un ennemi ni un obstacle sur la voie du développement,
comme on le disait hier encore. Aujourd’hui, devait-il poursuivre, on accepte très bien l’idée de l’Eglise comme partie intégrante de la société,
et qu’elle incarne des droits et des valeurs qui sont liés de façon particulière à la culture et à l’éthique".
En outre, le mardi 19 juillet, l’archevêque d’Esztergom a rencontré
l’ancien premier ministre italien Giovanni Spadolini, aujourd’hui président
du Sénat en visite en Hongrie. Ce dernier avait eu auparavant une entrevue
avec M.Grosz, secrétaire général du Parti communiste hongrois. Celui-ci aurait confié à son hôte italien que si le pape désirait venir en Hongrie il
serait le bienvenu. Cette déclaration a été perçue par le primat de Hongrie
comme un premier signe de disponibilité de la part des autorités hongroises. (apic/cip/bcy).