Hong Kong: Des disciples de Mgr Lefebvre en Chine ? (101189)
Rickenbach/Hong Kong, 10novembre(APIC) "Il n’est pas question pour nous
d’avoir des contacts avec l’Eglise patriotique de Chine - bien qu’elle ait
encore la messe tridentine en latin - nous n’avons rien à faire avec eux,
car ils sont schismatiques et soumis à un gouvernement communiste", a déclaré à l’agence APIC l’abbé "lefebvriste" Franz Schmidberger, supérieur
général de la Fraternité St-Pie X à Rickenbach (SO). Il tenait ainsi à mettre un terme aux rumeurs circulant actuellement à Hong Kong sur un éventuel
rapprochement des intégristes de Mgr Lefebvre avec l’Eglise catholique patriotique de Chine, séparée de Rome sous la pression du gouvernement
chinois.
L’agence catholique UcaNews de Hong Kong, se basant sur le fait que plusieurs responsables de la Fraternité St-Pie X - dont l’abbé Schmidberger et
l’évêque schismatique Williamson - sont récemment passés par Singapour, Macao et Hong Kong, se demande si les intégristes ne cherchent pas à utiliser
le territoire de la colonie britannique pour faire des adeptes en Chine populaire. La communauté intégriste de Hong Kong compterait une cinquantaine
de personnes. La Fraternité St-Pie X, forte actuellement de 225 prêtres
(dont les quatre évêques sacrés illicitement à Ecône), dessert occasionnellement ces fidèles.
"Nous ne voulons pas de liens avec l’Eglise nationaliste schismatique,
même si elle maintient la messe tridentine en latin, à moins qu’elle ne
veuille revenir à l’Eglise catholique", lance de son côté Mgr Fellay, économe de la Fraternité, l’un des quatre évêques ordonnés illicitement par
Mgr Lefebvre lors du schisme d’Ecône de juin 1988. "Nous ne sommes pas allés en Chine populaire, du moins pas pour l’instant," relève pour sa part
l’abbé Schmidberger.
Un séminariste lefebvriste est bien allé en Chine l’an dernier, "mais
c’était plutôt pour des buts touristiques", précise-t-il, et pas pour créer
des contacts. Notons toutefois qu’un séminariste de Singapour, d’origine
chinoise, est entré cet été au séminaire intégriste de Flavigny, en France.
"Je n’ai pas dit qu’il est exclu que nous établissions des contacts en Chine, conclut-il, mais nous n’avons aucune intention de collaborer en quoi
que ce soit avec cette Eglise populaire schismatique". Et de lancer, sans
craindre le paradoxe, sur un ton de défi : "Nous, nous reconnaissons le pape, nous prions pour qu’il se convertisse, c’est autre chose". (apic/be)