Prendre des mesures structurelles et d’aide sociale à court terme
Berne, 22novembre(APIC) La Commission suisse "Justice et Paix" se déclare
"préoccupée" par la hausse constante des taux hypothécaires et ses graves
conséquences sociales. Dans un communiqué publié jeudi 22 novembre, cette
Commission de la Conférence des évêques suisses prône des mesures structurelles et des aides sociales à court terme de l’Etat pour les personnes
touchées par les hausses de loyer.
A cause du niveau élevé de l’endettement hypothécaire de la population
suisse, cette hausse a des effets sociaux et économique considérables, note
"Justice et Paix". Les plus touchés sont ceux qui vivent à la limite du minimum vital, comme les petits paysans, les familles de travailleurs qui ne
disposent que d’un bas revenu, les familles monoparentales qui doivent supporter les coûts d’un logement cher, les personnes âgées ne disposant que
de petites rentes de vieillesse.
De nombreuses personnes ne peuvent plus ainsi faire face par elles-mêmes
à une aggravation de leurs conditions d’existence, d’où la nécessité de mesures de politique sociale. "Justice et Paix" souhaite aussi que les banques ajournent le paiement des intérêts de leurs débiteurs lourdement touchés.
Comme l’élévation des taux hypothécaires n’est en aucun cas un phénomène
passager, "Justice et Paix" veut des changements structurels et propose par
exemple que le loyer ne soit plus automatiquement lié au taux hypothécaire
afin d’éviter que les hausses hypothécaires ne se répercutent automatiquement. La Commission estime enfin qu’il est nécessaire d’examiner de quelle
manière les prêts hypothécaires ont joué un rôle dans la spéculation foncière (contre laquelle il faut intervenir) et ont été utilisés à des fins
autres que l’achat de biens immobiliers. En ce qui concerne l’avenir, il
est nécessaire, poursuit-elle, d’examiner d’un point de vue économique et
éthique comment les banques doivent financer leurs hypothèques.
"Justice et Paix", si elle n’a pas de recettes toutes faites, demande
toutefois que soient examinés les effets que chaque solution proposée a sur
le bien-être des plus faibles et des plus défavorisés : "C’est seulement si
l’Etat et les banques tiennent compte de ceux-ci quand ils prennent des décisions qu’ils assumeront leur responabilité sociale". (apic/com/be)