Hanovre, 22août(APIC) Lors de sa session qui s’est achevée samedi 20 août
à Hanovre (RFA), le Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE)
a fait part de sa "profonde préoccupation devant le fossé qui continue
d’exister entre les déclarations sur les Droits de l’Homme et leur mise en
pratique". Il a en outre constaté que la situation des réfugiés s’est beaucoup aggravée au cours des 7 dernières années.
Le Comité central du COE rappelle à cette occasion son engagement à
l’égard des principes inscrits dans la Déclaration universelle des Droits
de l’Homme et constate "les tragiques souffrances humaines qui résultent de
la violation généralisée de ces Droits". Aussi encourage-t-il "les Eglises
à accorder une attention particulière aux droits des minorités nationales
et des groupes ethniques qui souffrent de discrimination". A ce propos, le
Comité central du COE propose aux Eglises "d’étudier les causes profondes
des violations des Droits de l’Homme , les mécanismes et les conditions
propres à garantir leur reconnaissance et leur protection".
"Aujourd’hui, la vaste majorité des réfugiés du monde vivent dans les
pays du Sud, alors que les pays du Nord, comparativement à ceux du Sud, reçoivent un très petit nombre de demandeurs d’asile", affirme le Comité
central, en ajoutant: "C’est pourquoi les tendances racistes et xénophobes
de plus en plus fortes qui se manifestent dans de nombreux pays d’accueil
du Nord suscitent une extrême inquiétude".
En conclusion, le Comité central invite les Eglises à "intensifier les
efforts qu’elles font pour s’attaquer aux causes profondes des mouvements
de réfugiés et à s’opposer, notamment, à la politique de déstabilisation
des gouvernements qui chassent tant de personnes de leur pays natal".
(apic/soe/pr)