Rome, 9décembre(APIC/CIP) Dans une interview à Radio Vatican, le Père
Hansens, Scheutiste flamand, qui a longtemps vécu en Haïti et qui est aujourd’hui assistant général à la curie généralice des Scheutistes à Rome,
pense que les élections sont la seule manière de trouver une solution nonviolente à la misère en Haïti.
"Le peuple haïtien veut les élections. C’est la seule manière de changer
la situation actuelle dans un sens pacifique. le peuple ne veut pas la violence. Tout ce qu’il veut, c’est une solution, la plus pacifique possible,
à ses problèmes. Il souhaite un gouvernement en qui il puisse avoir confiance, car il n’y a qu’ainsi que la situation pourra changer sur le plan
politique, mais aussi sur les plans social et économique." Commentant les
aspirations du peuple haïtien, le P.Hansens ne cache pas que "la vie est
devenue quasiment impossible en Haïti" et c’est sans doute pourquoi le danger que certains ne croient plus possible une solutions pacifique, existe.
Une grande explosion de violence pourrait avoir lieu vu le "climat de corruption et d’intimidation" et que "différentes bandes, recrutées et financées par un grand parti, répandent la terreur impunément". Il s’agit,
précise le religieux, de "groupes paramilitaires qui opèrent aussi bien
dans la capitale Port-au-Prince que dans les villes de province".
Pour l’avenir, le 7 février est devenu une date presque magique vers laquelle tous les regards sont tournés. C’est alors que, si tout va bien, le
peuple pourra se donner un nouveau gouvernement. C’est en tout cas l’espoir
de la population. Mais le P. Hansens estime qu’"il est fort probable que
les dirigeants actuels vont tout faire pour accélérer le processus politique et profiter de cette situation pour faire accepter un gouvernement qui
ne sera pas vraiment souhaité par le peuple". Même si le conseil mis provisoirement en place en prévision des futures élections possède la volonté et
la conviction nécesssaires, il reste peu de temps pour agir. "Le grand
espoir des Haïtiens, affirme encore le P.Hansens, ce sont les élections. Et
j’espère qu’il y aura à l’intérieur comme à l’extérieur du pays suffisamment de forces démocratiques pour appuyer la volonté du peuple."
(apic/cip/bd)