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    Un phénomène de plus en plus important dans la vie des Haïtiens

    Haïti: L’Eglise catholique organise la première journée nationale des migrants

    Port-au-Prince, 4 septembre 2005 (Apic) Mesurer l’ampleur du phénomène de la migration, évaluer son impact sur la réalité haïtienne pour mieux le contrôler et le gérer. Tels sont les défis qui ont porté la Commission épiscopale nationale pour la pastorale des migrants et des réfugiés (Cenpmr) à organiser le 4 septembre la première journée nationale des Migrants en Haïti.

    Basée sur le thème "J’étais un étranger et tu m’as accueilli", cette rencontre a vu la participation des organisations chrétiennes et de défense des droits des migrants, relève l’agence d’information catholique Misna.

    De pays d’accueil des migrants, Haïti est devenue un "pays exportateur de main d’oeuvre avec plus d’un quart de sa population qui vit à l’étranger (environ 1,5 millions sur 8 millions, selon les données diffusées pour l’année 2004, ndlr)", explique dans un communiqué le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiées (Garr). La première conséquence d’une si forte présence haïtienne à l’étranger (44% des immigrés proviennent des centres métropolitains, et 25,2% des campagnes) est d’ordre financier: les ressortissants versent fréquemment de l’argent à leur famille restée en Haïti.

    Au-delà des gains économiques et du brassage de culture que le phénomène des migrations comporte, des effets négatifs se font ressentir comme "la déstabilisation de certaines régions, la fuite de cerveaux, un certain appauvrissement au profit d’un autre enrichissement", souligne le Garr, sous-entendant les profits liés au commerce et trafics d’immigrés.

    Migrations parfois dramatiques

    Par ailleurs, la vie des Haïtiens expatriés n’est pas toujours aisée ni à l’enseigne du succès, comme c’est le cas dans la République Dominicaine voisine, où ils sont présents en masse, engendrant des difficultés croissantes dans les rapports diplomatiques avec Haïti. Il y a quelques jours seulement, le gouvernement du premier ministre haïtien par intérim Gérard Latortue a en en effet demandé à Saint-Domingue d’ouvrir des enquêtes sur l’homicide de trois Haïtiens en République Dominicaine, perpétré le 16 août dernier par des assassins non identifiés, qui les ont brûlés vifs. Par ailleurs, entre fin juillet et début août, près de 2’000 Haïtiens ont été rapatriés dans des conditions brutales à la frontière et 2’000 autres personnes avaient été rapatriées à la mi-mai. (apic/misna/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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