Gwatt: Congrès international pour la protection de l’atmosphère (170191)
Gwatt, 17janvier(APIC) Un Congrès international des Eglises sur la protection de l’atmosphère terrestre se déroule du 13 au 18 janvier à Gwatt,
près du lac de Thoune. Plus de 70 délégués des Eglises d’Europe de l’Est et
de l’Ouest, des Etats-Unis et du Canada ainsi que de nombreux experts suisses et étrangers sont réunis pour discuter des causes économiques, politiques, sociales, mais aussi spirituelles de la catastrophe climatique qui
menace la planète. Ils tenteront de dresser un catalogue des mesures les
plus urgentes à prendre aux niveaux national et international pour protéger
l’atmosphère terrestre. Ils répondent à l’appel de la Conférence des évêques suisses (CES), de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse
(FEPS) et de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse.
Le Congrès de Gwatt s’appuie sur les résultats de la deuxième Conférence
mondiale sur le climat qui s’est déroulée à Genève en novembre dernier et
s’inscrit dans la ligne du Rassemblement oecuménique européen "Paix et
justice" de mai 1989 à Bâle. A Genève, les gouvernements s’étaient engagés
à faire des propositions dans les six mois à venir afin de réduire l’émission de gaz propulseurs. Par le Congrès de Gwatt et une Conférence internationale fin mai à Dulliken (SO), les Eglises de Suisse veulent rappeler aux
gouvernements leur engagement et les aider à formuler et à faire appliquer
les mesures nécessaires dans le domaine de la protection de l’atmosphère
terrestre.
Epargne, énergies alternatives, politique écologique
Les propositions pour protéger l’atmosphère terrestre varient selon les
pays. L’Américaine Arina van Büren s’est montrée optimiste quant aux possibilités de réduire les émissions de CO2 dans son pays: les économies
d’énergie, le développement d’énergies alternatives et une nouvelle politique économique, plus écologique, sont des moyens adéquats pour y parvenir.
Les organisations pour la protection de l’environnement et les Eglises des
Etats-Unis disposent par exemple d’une expérience solide pour influencer
les politiques financières des entreprises par le biais des oganisations de
défense des consommateurs et des assemblées des actionnaires, estime Arina
van Büren.
Une telle influence, directe, est par contre difficile à exercer en Europe occidentale, où il faut passer par les gouvernements et les organisations internationales. Brigit Latif, de la Communauté oecuménique de travail Eglise et environnement (COTE), en Suisse, a exposé les efforts de
conscientisation développés par son organisation dans le domaine de la protection de l’atmosphère terrestre: campagne "Sauver la peau de la terre"
lancée conjointement avec "Médecins en faveur de l’environnement" (MefE),
présentation de bilans énergétiques des Eglises et pétition au Conseil fédéral visant à interdire la production de chlorofluorocarbones (CFC).
Vendredi et samedi, les participants feront le point sur toutes les
initiatives nationales en faveur de la protection de l’atmosphère terrestre. Ils évoqueront la crise spirituelle que connaissent actuellement
l’Europe et l’Amérique du Nord ainsi que le lien entre la dette du tiers
monde et l’exploitation des ressources naturelles par les pays industriels.
Le rapport final devrait être présenté la semaine prochaine. (apic/ha/oecor)