Guiseppe Gracia, ancien porte-parole du diocèse de Coire a annoncé, le 15 juillet 2021, sa sortie d’Eglise. S’il quitte la corporation ecclésiastique du canton de St-Gall, où il vit, (Landeskirche), il n’en resta pas moins membre de l’Eglise catholique-romaine, précise-t-il.
"En raison de mes valeurs fondamentales libérales, qui incluent la séparation de l'Église et de l'État, j'ai quitté l'Église catholique cantonale. Pendant des années, j'ai publiquement critiqué le système suisse de ‘d’Eglise d'Etat’,», a indiqué à la presse l’ancien port-parole du diocèse de Coire.
Pour lui, le système dual, propre aux cantons suisses, viole la séparation de l'Église et de l'État et il ne veut plus soutenir. «Déjà lorsque j'étais responsable des médias dans le diocèse de Coire, j'avais le désir de franchir cette étape. Bien que mon salaire ne provienne pas de l'argent des impôts ecclésiastiques et que le fait de partir n'aurait donc pas été en contradiction avec mes valeurs fondamentales, je me suis abstenu de le faire afin de ne pas causer à l'évêque un trouble public supplémentaire.»
«Depuis mon départ, je suis libre. Je ne suis plus membre de la corporation ecclésiastique (Landeskirche). Je continue à me considérer comme un catholique, lié à l'Église catholique-romaine proprement dite et sacramentelle.", conclut l’ex-porte-parole.
La sortie ‘partielle’ est possible
Le Tribunal fédéral a statué en 2007 qu'une personne peut quitter sa corporation ecclésiastique tout en restant catholique. L'Église catholique elle-même considère la communauté spirituelle du corps du Christ et son organisation concrète comme une seule réalité complexe. L’appartenance à l’Eglise repose sur le sacrement du baptême que l’on ne peut pas ‘effacer’. Celui qui quitte la corporation ecclésiastique et veut continuer à participer à la vie de l'Eglise, y compris aux sacrements, reste néanmoins obligé de la soutenir financièrement. (cath.ch/kath.ch/mp)