Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Les oeuvres suisses d’entraide présentes au Soudan et en Somalie

    Guerre et famine: la tragédie sans fin du Soudan (280194)

    28janvier(APIC) Tragédies sans fin au Soudan, la guerre et la famine

    frappent quotidiennement dans l’indifférence. La guerre a pourtant fait

    près de deux millions de victimes en dix ans et poussé encore plus de personnes à fuir pour trouver refuge soit à l’intérieur du pays, soit dans les

    Etats voisins. Quant à la famine, elle succède à une autre famine. Sans

    plus indigner le public. De retour d’un voyage en Somalie et au Sud-Soudan, le directeur de Caritas Suisse, Jürg Krummenacher, dresse le bilan de

    ce séjour durant lequel il a pu se faire une idée des besoins de la population et des projets en cours.

    "Le monde entier parle de l’ex-Yougoslavie et de la Somalie. Personne

    cependant ne mentionne l’incroyable tragédie qui se déroule actuellement au

    Sud-Soudan. Les habitants de cette région n’ont-ils pas le droit de vivre

    dignement?". Selon Jürg Krummenacher, il n’est pas étonnant que les paroles

    de Taban Paride, porte-parole du Conseil sud-soudanais des Eglises, soient

    pleines d’amertume. "Face à l’ampleur de cette effroyable catastrophe,

    l’intérêt du public est quasiment insignifiant". Aussi Paride en appelle-til à faire pression sur les bélligérants, pour qu’ils mettent enfin un terme à ce conflit.

    Cette guerre civile déclarée en 1983 a fait près de 2 millions de victimes, estime le Comité américain des réfugiés. Trois millions de personnes

    ont fui à l’intérieur de leur propre pays et 300’000 autres "vivent" dans

    des camps situés dans les Etats limitrophes. Alors qu’au nord du Soudan les

    gens souffrent sous le régime militaire des fondamentalistes musulmans, la

    guerre civile frappe le sud et les montagnes Nuba.

    Eviter une nouvelle famine

    Pour une grande partie de la population sud-soudanaise, la survie dépend

    de l’aide humanitaire fournie par les organisations étrangères. Le consortium soudanais des opérations d’urgence (SEDC, Sudan Emergency Operations

    Consortium), dont font partie la Fédération luthérienne mondiale, Caritas

    Internationalis et le Conseil mondial des Eglises, achemine l’essentiel des

    secours qui parviennent aux populations civiles. Depuis plusieurs années,

    Caritas Suisse travaille également en étroite collaboration avec le SEDC

    qui, au cours de ces cinq dernières années, a distribué 70’600 tonnes d’aide au Soudan.

    Depuis peu, Caritas soutient un programme de réhabilitation dont le but

    est de permettre aux personnes déplacées de retourner dans leurs villages

    d’origine - même si personne ne peut garantir que de nouveaux combats ne

    chasseront pas à nouveau les villageois. Le programme prévoit en outre la

    distribution de semences et d’équipements de pêche, afin de permettre aux

    habitants d’assurer eux-mêmes leur approvisionnement, ainsi que la remise

    de matériel aux écoles primaires.

    Caritas participe aussi au rapatriement dans les provinces du sud des

    réfugiés installés aux alentours de la capitale, Khartoum. Depuis 1992,

    l’oeuvre d’entraide catholique a mobilisé 2,4 millions de francs pour l’aide au Sud-Soudan; ce montant comprend également les contributions de la

    Chaîne du bonheur et de la Confédération.

    Guerre d’intérêt

    Jürg Krümmenacher explique: "Au Sud-Soudan, la population craint non

    seulement les attaques des troupes gouvernementales, mais aussi une nouvelle famine. La récolte ayant été très maigre en raison de la sécheresse (10%

    du rendement normal), il faut s’attendre ces prochains mois à une famine

    comparable à celle de 1988, qui avait fait des centaines de milliers de

    victimes. Si l’on veut éviter le pire, il faut tout mettre en oeuvre pour

    intensifier l’aide alimentaire en faveur du Soudan".

    Les causes de la guerre remontent au temps des colonies. La population

    du nord est en majorité arabe et de religion musulmane; celle du sud est

    surtout formée de Noirs, chrétiens ou adeptes de religions traditionnelles.

    Toutefois, les différences culturelles, ethniques et religieuses à elles

    seules ne suffisent pas à expliquer le conflit. Les intérêts économiques

    prennent de plus en plus le dessus. Cette guerre doit être comprise comme

    une lutte menée par les dirigeants du nord pour le contrôle de l’eau, des

    terres fertiles et du pétrole, qui se trouvent au sud du pays.

    Somalie: action commune de trois oeuvres suisses d’entraide

    Comparée au Soudan, estime le directeur de Caritas, la situation en Somalie peut être qualifiée de relativement calme. Il semblerait que, grâce à

    l’aide apportée par la communauté internationale, la famine soit surmontée

    dans une large mesure. Les disputes entre clans et l’absence de structures

    étatiques compliquent le travail des oeuvres d’entraide. Le programme de

    reconstruction en faveur des personnes déplacées, réalisé conjointement par

    trois oeuvres suisses d’entraide (L’Entraide protestante suisse, l’Oeuvre

    suisse d’entraide ouvrière et Caritas), a malgré tout démarré avec succès.

    Le programme soutient la reconstruction des infrastructures villageoises

    et la réintégration des réfugiés de retour. Il s’agit notamment d’assurer

    l’approvisionnement en eau potable pour les habitants et leurs bêtes, de

    construire des écoles et des dispensaires et de contribuer à l’autosubsistance par la distribution de semences et d’outils. Sur place, une équipe

    suisse de quatre personnes collabore étroitement avec les associations locales et le HCR. Quelque 400’000 personnes bénéficient de ce programme qui

    se concentre sur le sud du pays et dont le coût s’élève à 2,5 millions de

    francs. Il est cofinancé par d’importantes contributions avancées par la

    Chaîne du bonheur et la Direction de la coopération au développement et de

    l’aide humanitaire (DDA). (apic/car/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus