Guerre du Golfe: appel des oeuvres d’entraide au Conseil fédéral (250191)
Lausanne, 25janvier(APIC) La Communauté de travail Swissaid/Action de Carême/Pain pour le Prochain/Helvetas demande au Conseil fédéral d’intensifie, en commun avec des partenaires européens, ses efforts en vue de la tenue d’une Conférence de paix sur le Moyen-Orient. Selon elle, la véritable
politique de sécurité du 21e siècle consiste dans le renforcement, aujourd’hui, d’une politique de développement et de paix, aux niveaux suisse
et international.
La guerre du Golfe, écrit dans un communiqué publié vendredi la Communauté de travail, jette la consternation dans le monde et en Suisse. Les
conséquences pour l’immense majorité des pays en voie de développement
(pvd) sont catastrophiques, peut-on lire. Elle relève que les 10 pvd les
plus touchés ont subi, en 1990, des dommages estimés par la Banque Mondiale
à 11 milliards de dollars. De leur côté, les pays africains, déjà durement
engagés dans des programmes de désendettement et de réformes, verront leur
seule facture pétrolière s’alourdir de plus d’un milliard de dollars en
1991, ce qui est supérieur à l’aide suisse au développement en un an.
Pour les oeuvres suisses d’entraide, l’Occident doit d’ores et déjà tirer deux enseignements majeurs de cette guerre: une Conférence internationale sur le Moyen-Orient doit enfin jeter les bases d’une paix durable et
juste pour tous les peuples de la région; la prolifération des armes de
destruction massive, chimiques et nucléaires, doit absolument être maîtrisée et les pays industrialisés, dont la Suisse, doivent cesser leur commerce lucratrif des armes.
En ce sens, la Communauté de travail demande au Conseil fédéral de s’engager en faveur de négociations internationales visant à un désarmement généralisé et coordonné et d’interdire immédiatement toutes les exportations
d’armes.
En l’an 2’000, conclut le communiqué, le monde comptera 8 milliards
d’habitants dont 83% dans le tiers monde. Tous les missiles n’y pourront
rien. Seul un "Nouvel ordre mondial" basé sur une répartition équitable des
richesses, une gestion équilibrée des ressources et le respect des droits
de l’homme rendra la terre vivable. (apic/com/pr)