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    Un Sommet pour la reconnaissance de l’identité

    Guatemala: Les peuples indigènes, artisans de leur propre destin

    Guatemala, 27 mars 2007 (Apic) Lors du IIIème Sommet continental des peuples et nationalités indigènes à Iximché à 90 km à l’ouest de la Ville de Guatemala, le ministre des Affaires étrangères bolivien, David Choquehuanca, a insisté sur la maturité des peuples indigènes et leur capacité à prendre en main leur destin.

    Intitulé "De la résistance au pouvoir", le Sommet qui se tient à Iximché ("terre du maïs" en langue maya) a pour objectif de partager les expériences des participants et de trouver des moyens pour récupérer leur identité, leur souveraineté et les ressources naturelles dont leurs pays sont dotés. L’équilibre recherché dans les pays du continent sud, selon le ministre bolivien, doit être celui entre les personnes, mais aussi entre l’homme et la nature.

    La prise de pouvoir par le biais des urnes est un des thèmes récurrents du sommet, visant "à approfondir les liens entre les peuples indigènes américains pour avancer vers des États multiculturels, basés sur l’équité", a expliqué le dirigeant indigène guatémaltèque Sergio Hernández, présent à l’évènement avec 2’000 autres délégués originaires de divers pays. Pour Domingo Hernández Ixcoy, de la "Coordinadora y Convergencia Nacional Maya" (Waqib’ Kej), en plus de la participation politique, les indigènes examineront les problèmes encore irrésolus dans plusieurs pays du continent, comme l’accès à la terre et à la justice et les conséquences de l’application des Traités de libre-échange (Tlc).

    A propos du Tlc, Washington continue avec insistance de promouvoir le plan ambitieux de la Maison Blanche pour créer un marché unique favorable à ses propres produits, allant de l’Alaska à la Terre de Feu, a commenté Juan Tiney, responsable de la "Coordinadora Nacional Indígena y Campesina" (Conic) du Guatemala: "Il ne s’agit pas de s’opposer aux accords en soi mais aux modalités et aux règles par lesquelles ils sont appliqués, excluant les indigènes. Un de nos objectifs est de proposer aux Etats un nouveau modèle de vie qui comporte pour tous un accès total au développement".

    D’après les données de la Commission économique pour l’Amérique latine de l’Onu (Cepal), la population indigène latino-américaine s’élève à plus de 30 millions d’individus, répartis dans 671 peuples, "qui présentent les pires indicateurs économiques et sociaux et sont aussi exclus des centres décisionnels". (apic/misna/js)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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