Athènes, 4novembre(APIC) On est arrivé à un premier compromis entre
l’Eglise orthodoxe et le gouvernement socialiste en Grèce. Lors d’une discussion mardi 3 novembre entre l’archevêque Seraphin, archevêque d’Athènes
et de la Grèce, et le premier ministre Andreas Papandreou, dont le gouvenement avait étatisé au printemps sans compensation l’ensemble des biens immobiliers des évêchés, des paroisses et des couvents, le prélat a présenté
l’ébauche d’une solution de compromis. Celle-ci a été acceptée par le premier ministre.
La proposition de l’Eglise orthodoxe prévoit la remise au bras séculier
des terres en friche des couvents, à condition que ces terres soient travaillées par des paysans sans terre, afin d’encourager le développement
touristique et industriel. L’Etat, de son côté, rendrait aux paroisses, aux
lieux de pèlerinage et aux évêchés la possession de leurs terres et de
leurs bâtiments; il se chargerait, en contrepartie, des domaines cédés par
les couvents, de l’aide aux prêtres malades et âgés, qu’il se contentait
jusqu’ici de rémunérer. le ministre de la culture, Antonis Tritsis, promoteur de l’étatisation totale des biens de l’Eglise, n’a pas pris part à
l’entretien.
D’après la loi du gouvernement, introduite au printemps, ce sont 130’000
hectares de terres appartenant à l’Eglise orthodoxe et aux coopératives
agricoles qui doivent être mis à la disposition de l’Etat. L’Eglise devrait
conserver environ 20’000 hectares, utilisés et gérés par des comités en majorité laïcs. (apic/kna/cor)