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    Grèce Athènes se félicite pour la reconnaissance "bien que tardive" par Israël d’Irineos1er

    Il aura fallu plus de 30 mois pour l’officialiser

    Athènes, 26 janvier 2004 (Apic) Le gouvernement grec se déclare satisfait de la reconnaissance "bien que tardive" par le gouvernement israélien, d’Irinée 1er comme patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem.

    Dans un communiqué publié dimanche, émanant du secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères, Yannis Magriotis, Athènes relève que "bien que tardive, cette reconnaissance couronne les efforts du gouvernement grec en faveur du patriarcat de Jérusalem".

    Quelques heures auparavant, Israël avait reconnu officiellement deux ans et demi après sa nomination, Irineos 1er comme patriarche grec- orthodoxe de Jérusalem. Les autorités israéliennes reprochent au prélat d’être pro-palestinien.

    Irénée Ier avait été élu par le Synode de l’Eglise orthodoxe le 13 août 2001, malgré l’opposition des autorités israéliennes. Sa nomination avait été approuvée par la Jordanie et l’Autorité palestinienne. Le patriarcat de Jérusalem a été fondé en 451 par le concile de Chalcédoine et contrôle des biens considérables, en particulier fonciers, en Israël, Cisjordanie, Jordanie et dans les pays voisins.

    Nombreuses pressions

    De nombreuses pressions ont été exercées sur Israël pour respecter le choix du Synode de L’Eglise grecque-orthodoxe du 13 août 2002. L’Eglise grecque-orthodoxe compte près de 200 millions de membres à travers le monde.

    L’élection du patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem nécessite, selon une tradition remontant à l’empereur Justinien (VIème) et reprise par les Ottomans, la reconnaissance des pays que recouvre la juridiction du patriarcat. Aujourd’hui, les Etats concernés sont la Jordanie, la Palestine et Israël. Le chef de l’Eglise gardienne de la majorité des lieux saints est à la tête de plus de 100’000 chrétiens arabes de Terre Sainte. (apic/ag/be/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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