Londres, 31mai(APIC) Le primat anglican Mgr George Carey s’est attiré la
critique des anglicans conservateurs en exprimant une certaine compréhension pour le divorce. C’est le devoir de l’Eglise, de défendre l’idéal de
l’union durable et indissoluble, a expliqué Mgr Carey dans une interview.
Mais, dit-il, il faudrait admettre que dans l’intérêt de ceux qui sont touchés, une séparation vaut souvent mieux que la colère et la haine jusqu’à
la fin de la vie.
Un nouveau lien après un divorce représente souvent un "plus" qui dure
toute la vie. "Je ne fais pas partie de ceux qui disent que le divorce est
un mal. Nous devons juger les relations dans leur ensemble", a déclaré
l’archevêque de Canterbury en se référant à ses propres expériences pastorales.
Les déclarations de Mgr Carey sont considérées comme un essai de libéralisation de l’attitude de l’Eglise anglicane face au divorce. Pour les anglicans il n’y a pas de possibilité d’un deuxième mariage à l’église. Mais
l’Eglise offre une bénédiction du nouveau lien des divorcés qui se remarient. En Grande-Bretagne, à l’instar des autres pays européens, près d’un
tiers des mariages aboutissent au divorce. L’archevêque conclut cependant
que ce fait ne doit pas forcément remettre en cause l’idéal d’une union indissoluble. Il faut plutôt se réjouir des deux tiers de mariages qui ne
cassent pas.
Le primat anglican a reconnu être confronté dans sa propre famille à des
problèmes de divorce. On sait en effet que de ses quatre enfants, une fille
est divorcée et remariée depuis peu, et un fils est près de la séparation
d’avec sa femme.
Les conservateurs du Synode général de l’Eglise anglicane ont déjà protesté contre les déclarations du primat. Le conflit né avec la décision
prise en novembre dernier d’admettre les femmes à la prêtrise pourrait ainsi être renforcé. (apic/gs/cb)