Goa, 4juin(APIC) La construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer
chevêque de Goa (Inde) mène campagne, ainsi que l’ouverture d’un consulat
portugais dans cet ancien territoire portugais annexé par l’Inde en 1921,
en faveur duquel s’est prononcé Mgr Gonsalves, divisent actuellement catholiques et fondamentalistes hindous. Pramod Mahajan, secrétaire du BJP
("Bharatiya Janata Party" - le Parti du peuple indien) pour l’Etat de Goa,
accuse l’archevêque catholique de "se mêler de politique".
Depuis plusieurs mois, Mgr Gonsalves participe à une campagne menée par
les catholiques contre la construction d’une nouvelle ligne de chemin de
fer qui doit traverser le territoire de Goa en direction des villes côtières du Karnataka, plus au sud.
Tel qu’est prévu son tracé, cette voie ferrée doit couper de nombreux
hectares de terres fertiles, privant des centaines de personnes de leur
moyen de vivre. On craint aussi que la pollution engendrée ne mette en danger des sanctuaires chrétiens vieux de plusieurs siècles. Les protestataires demandent le déplacement du chemin de fer de plusieurs kilomètres vers
l’Est, de façon à lui faire traverser des collines impropres à la culture.