Ghana: oeuvre d’assistance aux réfugiés écologiques (020589)
Accra, 2mai(APIC) Le Conseil Chrétien du Ghana a récemment lancé un programme de réhabilitation sociale au profit de près de 1.000 Sahéliens. Des
réfugiés écologiques établis à Accra et dans la périphérie. Quelque 6.500
ressortissants de la région sahélienne au nord du Ghana ont trouvé refuge
dans ce pays au climat plus hospitalier que ne l’est celui de leurs pays
d’origine.
La Conférence des Eglises de toute l’Afrique (CETA) et le Conseil oecuménique des Eglises (COE) ont avancé des fonds pour mener à bien ce programme d’aide aux réfugiés écologiques sahéliens. Pour sa part, le gouvernement du Ghana a permis à l’Eglise d’acquérir un terrain de 20 hectares
situé à 15 kilomètres au nord-ouest d’Accra, la capitale.
Dans le cadre de son projet, le Conseil chrétien du Ghana va ériger sur
ces lieux quelque 100 maisons, des écoles, un hôpital et des ateliers pour
la mise en train d’une petite industrie. Des crédits seront de plus alloués
à ces réfugiés pour des micro-projets agricoles. Les initateurs du projet
espèrent ainsi aider les réfugiés à regagner leur dignité d’homme ainsi que
leur capacité de vivre en auto-suffisance. La plupart des ressortissants du
Sahel réfugiés au Ghana ont quitté leurs pays après des années de sécheresse ou, parfois, à la suite de conflits armés.
Dégradation climatique: la situation empire
A propos des réfugiés écologiques, quelque 10 millions de personnes de
par le monde auraient été, au cours de ces dernières années, forcées de
quitter leurs zones d’habitation révélait récemment le World Watch Institute, un organisme scientifique américain. Selon cet institut, le nombre
croissant de ces réfugiés écologiques est dû au changement des conditions
climatiques sur la terre.
La dégradation des terres fertiles devenues stériles est actuellement de
loin la cause principale du déplacement forcé des populations. On estime
que près de 50 millions d’hommes du tiers-monde vivent aujourd’hui sur des
terres menacées de désertification. Ces personnes, en général des paysans,
seront bientôt obligées d’aller ailleurs et de bouleverser leur style de
vie. Paysans, ils risquent de devenir des marginaux dans des villes surpeuplées, comme c’est déjà trop souvent le cas.
En Afrique, le phénomène de désertification est devenu un problème d’actualité. Des villages et des champs entiers sont pris dans le sable. Au
Sud-Sahara, des migrations massives ont pour origine les sécheresses successives, migrations qui déracinent des millions de personnes.
(apic/dia/pr)