Genève, 8novembre(APIC) C’est par une messe que se sont ouvertes dimanche
en l’église St-Paul les festivités du 20ème anniversaire du Catéchuménat à
Genève. Dans l’après-midi, le P. Dousse a retracé l’historique de l’institution, alors que l’abbé de Sury, représentant le Conseil exécutif de
l’Eglise catholique à Genève en compagnie de Mme Myriam Rudaz, a souligné
l’importance et la nécessité d’une deuxième évangélisation.
En 1967, lors de la fondation du Catéchuménat, il s’agissait essentiellement de répondre à deux préoccupations : d’une part, le retour à une pratique ancienne de l’Eglise, à savoir l’existence aux débuts de l’Eglise
d’un catéchuménat pour les personnes découvrant Jésus-Christ et, d’autre
part, la nécessité de faire face à la situation actuelle d’une société largement déchristianisée.
En effet, même en Suisse, pour beaucoup de parents, le baptême des petits enfants ne va plus de soi. Sans parler du phénomène migratoire qui
amène des personnes adultes d’autres religions à découvrir Jésus-Christ. A
Genève, une enquête du Conseil de catéchèse, datant de 1979 et se rapportant à quatre paroisses - deux de la ville, deux de la campagne - a montré
que près de la moitié seulement des enfants nés en 1977 et 1978 étaient
baptisés, le pourcentage étant encore plus faible pour les Genevois. De
même, le nombre d’enfants sans indication de confession est assez élevé :
30 % pour les Genevois, 20 % pour les Confédérés.
Le nombre de personnes accueillies au Catéchuménat prouve aussi la
nécessité de ce type d’institution. Entre 1968 et 1975, 8 baptêmes, 25 professions de foi et 105 confirmations ont ainsi été célébrées. Pour les dix
années suivantes, 141 personnes ont accompli leur initiation sacramentelle
et 294 se sont présentées au Catéchuménat. Soit en moyenne 25 personnes par
an, et de fait 35 personnes les quatre dernières années. La proportion des
personnes se présentant et qui poursuivent jusqu’au bout leur démarche est
d’environ 60 %. Une des raisons qui pousse les gens à abandonner est le
fait que leur motivation était extérieure (surtout un projet de mariage
avec un partenaire catholique).
A noter en 1979 la création du Catéchuménat pour les enfant en âge de
scolarité. Après les premières expériences (1979-1982), 62 enfants ont suivi plus ou moins complètement le parcours catéchuménal. D’autre part, les
confirmations d’adultes commencées en 1967 continuent toujours et ont lieu
chaque année à la Pentecôte. A souligner enfin que depuis 1976, le Catéchuménat a une dimension diocésaine. Il s’étend aussi aux autres diocèses
romands et une réflexion en ce sens a débuté en Suisse alémanique à la suite d’une demande de la Conférence des évêques souhaitant une telle institution dans tous les diocèses. (apic/pp/be)