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    Genève: treize ans après les massacres de Soweto (160689)

    Célébration oecuménique: "On ne doit pas oublier"

    Le pasteur Chikane victime d’un empoisonnement suspect

    Genève, 16juin(APIC) Une célébration oecuménique dédiée à la mémoire des

    centaines de personnes tuées lors des événements de Soweto en juin 1976, il

    y a treize ans, a rassemblé jeudi 15 juin au temple de Plainpalais, à Genève, les Eglises protestante et catholique. La célébration avait pour but

    de manifester la solidarité des chrétiens genevois envers ceux qui, en lien

    en particulier avec le Conseil sud-africain des Eglises (SACC) et les

    évêques d’Afrique du Sud, luttent dans ce pays contre le régime

    d’apartheid. Il s’est en outre confirmé, en cours de soirée, que le secrétaire général de la SACC, le pasteur Frank Chikane, a été hospitalisé à

    plusieurs reprises à la suite d’un empoisonnement, criminel selon toute

    vraisemblance.

    Pendant la cérémonie, on a parlé de l’Afrique du Sud, certes, mais on a

    aussi lu et commenté l’Evangile de Marc "afin de se rappeler que la crucifixion du Christ, à laquelle nous nous habituons si facilement, doit rester

    un point d’interrogation fondamental et nous remettre toujours en question", a affirmé le pasteur Jean-Pierre Zurn. La lecture de l’Evangile a

    été ponctuée par des chants, dont notamment le "We shall overcome" et le

    "Nkosi sikelel’i Afrika, très connus en Afrique.

    La vie de Chikane menacée: tentative d’assassinat?

    Selon les témoignages recueillis à l’occasion de cette célébration,

    Frank Chikane, secrétaire général du Conseil sud-africain des Eglises, est

    gravement malade. Il a été hospitalisé à plusieurs reprises aux cours de

    ces dernières semaines. Plusieurs questions persistent cependant quant aux

    causes de sa maladie. Selon Baldwin Sjollema, du mouvement ant-apartheid

    suisse, le fait d’avoir retrouvé des traces de poison toxique sur les habits du pasteur sud-africain explique ses maladies. "Reste maintenant à savoir qui a voulu porter atteinte à la vie de Chikane", a-t-il affirmé en

    précisant que l’enquête devrait commencer tout prochainement.

    Le pasteur Chikane a été hospitalisé une première fois à Johannesbourg

    durant 4 jours, puis à l’hôpital du Wisconsin (EU), lors d’un voyage aux

    Etats-Unis. Les tests effectués par l’hôpital du Wisconsin ont révélé

    qu’une substance toxique - dont le nom exact est "l’anticholinesterase organophosphate - assez semblable à celle retrouvée dans les pesticides et

    produits chimiques utilisés en temps de guerre avait empoisonné le pasteur

    Chikane.(apic/spi/pp/pr)

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