Genève: table ronde sur les pays de l’Est (260490)
Genève, 26avril(APIC) Selon le pasteur Pavel Smetana, président du Conseil oecuménique des Eglises tchécoslovaques, les Eglises chrétiennes doivent s’efforcer de créer en Tchécoslovaquie un nouvel espace parmi le peuple, mais doivent aussi garder leurs distances par rapport à l’Etat. Il a
par ailleurs révélé qu’un accord entre les Eglises réformées et l’Eglise
catholique avait été passé pour avoir accès à la presse écrite et à l’ensemble des médias.
A l’initiative de l’EPER (Entraide protestante Suisse), une table ronde
a été organisée jeudi 26 avril dans le cadre du Salon du livre et de la
Presse à Genève sur le thème: "Les Eglises à l’Est, réseau de communication". Le président du Conseil oecuménique des Eglises de Tchécoslovaquie
ainsi que le physicien orthodoxe roumain Victor Bârsan ont animé une discussion sur ce thème.
Selon Pavel Smetana, la société tchécoslovaque est largement sécularisée. Preuve en est le résultat d’un sondage datant de septembre dernier qui
révèle que 26% seulement des Tchécoslovaques se réclament du christianisme.
Cependant, poursuit le pasteur Smetana, le nouveau gouvernement de son pays
s’appuie largement sur la hiérarchie de l’Eglise catholique et en particulier sur le cardinal Frantisek Tomasek pour proposer une alternative au
communisme. Selon le pasteur thécoslovaque, "les Eglises doivent s’efforcer
de creéer un nouvel espace parmi le peuple, mais doivent aussi garder leurs
distances par rapport à l’Etat."
D’autre part, au sujet des problèmes de l’information, il a révélé l’accord intervenu entre les Eglises protestantes et l’Eglise catholique pour
avoir accès aux médias. Il a en outre insisté sur le rôle important que
pourrait jouer la radio en Tchécoslovaquie.
Quant au physicien Victor Bârsan, il a d’abord rappelé "les regrettables
comprommissions de la hiérarchie orthodoxe roumaine" avec l’ancien pouvoir
communiste. En ce qui concerne les problèmes liés à l’information, il a
souligné le peu d’impact qu’ont les publications chrétiennes dans son pays.
En revanche, il a insisté sur les nouvelles libertés d’expression, qui peuvent paraître dérisoires en Occident, mais "qui sont très importantes pour
nous". A ce propos, Victor Barsân a cité l’exemple de l’hedomadaire "22"
qui jouit d’une totale liberté et qui tire à plus de 120.000 exemplaires.
Il est publié par le "groupe pour le dialogue social", dont le physicien
roumain est l’un des animateurs.(apic/pp/ba)