Genève, 2octobre(APIC) Une table-ronde réunissant huit participants
vendredi après-midi, au Centre oecuménique à Genève, a permis de débattre
sur le passé et les perspectives d’avenir du Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui fête cette année le quarantième anniversaire de sa fondation.
Dirigée par Pauline Webb, ancienne présidente du COE, cette table ronde
a réuni des catholiques, des orthodoxes et des réformés. Sur un ton assez
décontracté, des questions importantes ont été soulevées. Ainsi, pour le
théologien genevois Henry Mottu, "il est tout aussi dangereux pour le COE
de se penser en dehors des Eglises locales que pour ces dernière en dehors
du COE".
Pour Miguez-Bonino, théologien méthodiste argentin, il est urgent de
définir un centre pour le COE. Ce centre devrait être la Bible. Ainsi, on
pourrait corriger l’image éclatée qu’offre parfois le COE. Ceci a permis à
Henry Mottu de lancer une mise en garde : "Rien n’est jamais acquis et nous
voyons ici-même des retours en arrière". D’ou la nécessité d’une identité
claire.
Deux représentantes du tiers-monde, Sthembiso Nyoni, du Nigéria, et
Céline Hoioré, de Tahiti, ont souligné les souffrances tant des Polynésiens
que des chrétiens au Nigéria, mais aussi les espoirs de voir un jour les
Eglises africaines réunies. Enfin, le représentant catholique, le P. Thomas
Stransky, a avoué qu’il avait du mal à imaginer quel genre de catholique,
quel Américain étroit il serait s’il n’avait pas connu la diversité du COE.
(apic/pp/be)