Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Genève: sur la brèche depuis 20 ans, Sr Emmanuelle ne désarme pas (160588)

    Genève, 16mai(APIC/Paolo Piccinini) Tout a commencé il y a vingt ans.

    Cette enseignante qui vit paisiblement dans des collèges pour jeunes filles

    de bonne famille à Istanbul ou Alexandrie, va visiter les bidonvilles du

    Caire. C’est le choc. "La vue de toutes ces personnes vivant au milieu des

    ordures est insupportable, il fallait réagir, venir en aide aux enfants. Ce

    n’est pas de la charité, je ne réclame que la justice", s’exclame Sr

    emmanuelle.

    Elle était la dernière invitée du cycle de conférences organisées par

    "Coopération - Coup de main", cette association genevoise qui regroupe des

    élèves et des professeurs du Cycle d’orientation et qui a pour but de sensibiliser les jeunes sur les défavorisés du Tiers-Monde ou de nos sociétés

    occidentales. Leur campagne culminera le 4 juin prochain par une fête au

    Bois de la Bâtie, à Genève.

    Soeur Emmanuelle est infatiguable. De plus, elle sait convaincre. D’ailleurs, Dominique Föllmi, président du Département genevois de l’Instruction

    publique, a été complétement séduit et en a tracé, dans sa présentation, un

    portrait des plus flatteurs.

    Au Caire, au Soudan, au Liban...continuons le combat

    Au Caire, elle va s’occuper des chiffoniers. Elle crée des jardins d’enfants dans deux bidonvilles et même une école pour les plus grands. Cela ne

    va pas sans problèmes. Elle doit non seulement affronter les questions

    d’argent, mais doit aussi convaincre les parents de la nécessité d’une éducation pour leurs enfants. Cette militante de la justice se fixe quelques

    règles simples. Ecouter et comprendre les habitants de ces pays, et donc

    abandonner "nos grands airs d’Occidentaux". Chercher l’appui des autorités

    locales et partir en Europe pour récolter l’argent nécessaire.

    En Belgique, en France, en Suisse, elle lance des organisations de soutien. Elle parle à la télévision. Elle va voir des responsables politiques.

    Ainsi, Jacques Delors, président de la Communauté européenne, a apporté son

    soutien pour la construction d’un village pilote en Egypte, comme il

    l’avait fait pour une usine de compost pour les chiffoniers du Caire. Mme

    Moubarak et le gouverneur du Caire se sont aussi engagés dans la bataille.

    Mais à 79 ans, Sr Emmanuelle ne désarme pas. Son regard se porte maintenant sur les enfants du Soudan. Ce pays en guerre connaît des milliers

    d’enfants réfugiés qui connaissent le vol, la prostitution, la drogue. Faute de moyens, on a construit des écoles en roseaux. On essaye d’apporter

    une assistance médicale minimum. Et d’assurer le pari de fournir 10.000 repas quotidiens.

    Dès qu’elle a fini de vous parler du Soudan, ses pensées se portent ailleurs, au Liban et... partout ou la misère existe. (apic/pp/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus