Genève: soutien de l’Eglise catholique genevoise au (081191)
Genève, 8novembre(APIC) Le Conseil exécutif de l’Eglise catholique à Genève a fait parvenir, fin octobre, une lettre de soutien au diplomate suisse Johannes Manz, chargé par l’ONU d’organiser le Genève: soutien de l’Eglise catholique genevoise au (081191). L’envoi de cette lettre a été fait "sous l’impulsion de la Commission tiers-monde de l’Eglise catholique (COTMEC)", rapporte le quotidien genevois "Le Courrier".
Depuis le départ des colonisateurs espagnols en 1975, le royaume du Maroc et le front Polisario (mouvement de résistance du peuple sahraoui) se
disputent le Sahara occidental. En 1988, les belligérants ont choisi l’arbitrage de l’ONU. Celui-ci trouve son aboutissement en un référendum d’autodétermination qui devrait avoir lieu au début de l’an prochain.
Lettre de soutien au processus de paix, la missive du Conseil exécutif
de l’autorité de l’Eglise catholique à Genève ne se prononce cependant pas
sur l’attitude des parties en conflit, dont les noms n’apparaissent pas
dans le texte. "Nous partageons les espoirs des populations concernées de
pouvoir se prononcer sur leur avenir. Vous avez la responsabilité de leur
permettre un vote libre et régulier", écrit le Conseil exécutif à l’adresse
de Johannes Manz.
"La COTMEC, quant à elle, a adopté une position ouvertement plus engagée
qui s’inscrit en solidarité avouée avec les aspirations à l’indépendance du
peuple sahraoui", relève "Le Courrier". D’après le quotidien genevois, "les
embûches sur les pas de la mission dirigée par Johannes Manz n’ont pas manqué". L’article évoque ainsi les "milliers de Marocains qui sont actuellement déplacés par camions entiers" vers le Sahara occidental, "cette immigration artificielle et massive n’ayant pas d’autre but que de remodeler le
corps électoral" du référendum.
Selon la COTMEC, il ne fait aucun doute que le Gouvernement marocain
n’entend pas "permettre un vote libre et régulier". Elle affirme que l’enjeu du processus en cours au Sahara occidental est déterminant sur le plan
du droit international: "Il s’agit de démontrer que celui-ci offre des possibilités réelles de résolution pacifique des conflits dans le sens de la
justice". (apic/com/ap)