Genève: session du Consistoire genevois (010390)
Genève, 1ermars(APIC) Le Consistoire de l’Eglise nationale protestante de
Genève (ENPG)tient ces jours sa première session de l’année (1er et 2 mars
1990). A l’ordre du jour, deux points mettent en cause la place que l’Eglise se donne dans la société: le sida et les réfugiés à Cointrin. Dans le
premier cas, la commission d’Etudes sociales a rendu compte d’un rapport
sur le sida, insistant sur la responsabilité de chacun. Dans le second, la
commission d’évaluation de l’aumônerie à l’aéroport auprès des réfugiés a
demandé le maintien de ce ministère.
Dans l’introduction de son rapport, la commission d’études sociales apporte une réponse au problème du sida. Elle tient en trois mots: responsabilité, solidarité et accompagnement. Parce que le sida touche à la sexualité, il repose des questions fondamentales sur le sens de la vie et de la
sexualité, questions qui devraient être abordées avec les jeunes comme avec
tous ceux qui sont concernés.
La Commission demande donc que les pasteurs et les diacres puissent recevoir une formation spécifique pour cette tâche. De même les membres des
paroisses sont invités à s’engager comme bénévoles pour l’accompagnement
des malades, en collaboration avec les différentes institutions qui travaillent dans le domaine du sida. Le Consistoire devra se prononcer sur ces
propositions: un débat qui devrait confronter les besoins soulignés par la
Commission avec les forces limitées des paroisses.
Réfugiés: un bilan de travail positif
Depuis deux ans, l’Eglise protestante genevoise s’est engagée dans l’accueil des requérants d’asile à l’entrée du centre d’enregistrement de Cointrin. Un crédit avait été voté à l’époque, assurant le financement de ce
poste pour deux ans. Il était prévu qu’au bout de cette période, ce ministère original subirait une évaluation. Celle-ci vient d’être achevée. Elle
aboutit à la demande au Consistoire de poursuivre ce ministère qui, en deux
ans,a pu faire la preuve de son utilité.
Selon le Consistoire, le bilan est positif. Les aumôniers ont été rejoint par une religieuse mandatée à mi-temps par l’Eglise catholique, ce
qui a conduit à la création d’une aumônerie oecuménique: l’Agora. De nombreuses paroisses ont pu accueillir des pré-requérants dans des situations
d’urgence. La collaboration avec les autorités cantonales a bien fonctionné. L’afflux de réfugiés ne semble pas devoir s’arrêter prochainement, la
Commission demande que ce poste soit prolongé pour trois ans. Au Consistoire de trancher entre la prudence restrictive et la prise en compte d’une
situation d’urgence, qui comporterait des risques (financiers) pour l’Eglise.(apic/ed/ak)