Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Frank Chikane demande de maintenir les pressions sur l’Afrique du Sud

    Genève: session du Comité central du COE (270390)

    Genève, 27mars(APIC) Frank Chikane, secrétaire général du Conseil des

    Eglises d’Afrique du Sud (SACC), est intervenu mardi au cours de la session

    du Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui se tient du

    25 au 30 mars à Genève. "Le système d’apartheid est toujours en place", at-il déclaré en demandant de maintenir les pressions nationales et internationales tant que l’apartheid ne sera pas aboli.

    Avec les événements en Europe de l’Est, "on assiste en Afrique du Sud à

    l’arrivée d’immigrés bien formés provenant des pays de l’Est", a affirmé

    Frank Chikane. Et de relever: "le gouvernement sud-africain est très intéressé par ce phénomène et leur ouvre généreusement les bras".

    Dasn son exposé, le secrétaire général du SACC a parlé des signes

    d’espoir bien visibles, selon lui, dans cette région du monde, avec la libération de Nelson Mandela, l’indépendance de la Namibie le 21 mars dernier

    et les rencontres, à cette occasion, entre Frederik de Klerk et les leaders

    noirs d’Afriques du Sud. Reste, a-t-il dit, que de grosses difficultés persistent.

    Selon Frank Chikane, pour que l’ANC (Congrès national africain) accepte

    des négociations avec de Klerk, quatre conditions doivent être remplies:

    libération de tous les prisonniers politiques; retour des exilés; fin de la

    répression et levée de l’état d’urgence. Dès lors, a-t-il affirmé, l’ANC

    renoncera à la lutte armée. La première rencontre officielle entre le gouvernement sud-africain et l’ANC aura lieu le 11 avril prochain.

    Rôle des Eglises

    Les Eglises devront prier pour l’aboutissement de ces discussions et

    tout faire pour faciliter les négociations à venir, a poursuivi Frank Chikane. Il estime que dans ce cadre les pressions internationales - économiques notamment - doivent se poursuivre jusqu’à l’abolition totale de

    l’apartheid.

    Mais d’autres situations de conflit se développent en Afrique du Sud.

    C’est le cas notamment des résistances contre les houmelands, des luttes

    entre les Noirs et de la situation au Natal. Selon Frank Chikane, les conflits entre Noirs ne sont pas d’origine tribale, mais essentiellement politique. Par rapport au futur, il avance la perspective d’une nouvelle organisation économique et sociale. "les Eglises devraient dans cette perspective favoriser la reconstruction, guérir les blessures et aider les victimes. Il faudra faire comprendre aux Blancs qu’ils seront bien accueillis

    dans cette nouvelle société multiraciale", a-t-il conclu. (apic/pp/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus