"Le bien-être psychologique des enfants réfugiés"
Genève, 29septembre(APIC) Quelque 60 délégués d’une vingtaine de pays représentant des organisations internationales et des Instituts de recherche
ont participé du 23 au 27 septembre à Genève au séminaire sur "Le bien-être
psychologique des enfants réfugiés" organisé par le Bureau international
catholique de l’enfance (BICE). Les chiffres concernant ces enfants justifient à eux seuls les raisons d’un tel séminaire: sur les quelque 17 millions de réfugiés dans le monde, plus de 8,5 millions sont des enfants et
des adolescents.
Les conséquences des expériences traumatisantes vécues par ces enfants
en raison des conflits armés, des fuites, des déplacements et de la vie
dans les camps sont multiples. "On n’ignore plus aujourd’hui que les besoins non-matériels des enfants réfugiés sont très importants, a expliqué
en ouvrant la séance Pär Stenbäck, secrétaire général de la Ligue des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. Pour ce dernier, ne pas répondre à ces besoins, "c’est compromettre l’efficacité des programmes d’interventions et de développement".
Pàr Stenbäck a par ailleurs souligné le rôle prépondérant joué par le
BICE dans ce domaine. Celui-ci a effectué des recherches pour déterminer
les effets de la migration forcée sur les enfants réfugiés en mettant en
oeuvre des projets-pilote en Afrique, en Amérique centrale et aux Etats-Unis dans le but de déterminer ce qu’il convient de faire pour soulager la
détresse de ces enfants. Parallèlement, le BICE a entrepris une action de
sensibilisation auprès d’instances internationales menant une action en faveur des réfugiés.
Le séminaire du BICE avait pour objectifs de susciter une prise de conscience et une meilleure compréhension des points essentiels à prendre en
compte lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins non-matériels des enfants
réfugiés, ainsi que d’encourager les actions qui prennent soin de créer un
environnement favorable au développement global de l’enfant.
Pour les responsables de cet organisme, il est apparu de la plus haute
importance de décrire le bien-être psychologique non seulement en fonction
de l’expérience passée des réfugiés, mais également par rapport à leurs
conditions de vie actuelles auxquelles ils tentent de faire face. Selon le
BICE, il convient d’utiliser un modèle communautaire et familial pour traiter ces problèmes, plutôt que des structures spécifiques. "Un modèle communautaire et familial offre, en effet, la possibilité à la communauté de
réfugiés de dégager des solutions créatives et appropriées pour résoudre
les problèmes psychologiques découlant d’une immigration forcée". Les travaux du séminaire feront l’objet d’une publication. (apic/com/pr)