Genève : Rencontre annuelle des Focolari (140388)
Genève, 14mars(APIC) Le printemps est l’occasion pour le mouvement des
"Focolari" de tenir à Genève sa rencontre annuelle. Près de 500 personnes
ont fait le déplacement ce dimanche au bout du lac, interpellées par le
thème proposé pour cette journée : "Famille, Education, Société".
Un thème générique dont on pouvait se demander si quelques heures allaient suffire pour faire le tour de la question et des nombreux problèmes
qu’elle soulève. D’emblée le ton fut donné : il s’agissait de considérer
l’éducation comme la base de toute relation humaine. Un thème qui par conséquent concernait tout un chacun. Pas question d’une approche scientifique, comme l’a déclaré le Père Legrand, responsable du mouvement pour la
Suisse romande. Ce fut l’occasion de présenter le discours que Chiara Lubich, la fondatrice du mouvement, a prononcé devant 2’300 personnes du mouvement "Familles Nouvelles" (une émanation des "Focolari"), réunies en
Congrès international en mai dernier à Rome. Partant de la phrase du Christ
"Vous n’avez qu’un seul maître et vous êtes tous frères" (Mt 23, 8), Chiara
Lubich indique en tant qu’éducateur une figure originale et unique en la
personne du Christ.
Quelques points forts de ce discours ont mis en évidence que l’éducation
n’est pas tant le fait de vouloir instruire et corriger que celui de vivre
avec radicalité sa propre vie chrétienne. L’exposé énonçait quelques enseignements et comportements du Christ tirés de l’Evangile, pour soutenir
les éléments de la spiritualité des "Focolari" susceptibles de guider une
famille. Une mosaïque de témoignages de personnes du monde entier, dont les
efforts et la persévérance incarnent les exigences du message qui précédait
conclut la matinée.
Catherine Riedlinger, responsable du mouvement Humanité Nouvelle en
Suisse romande, aborda le thème de la Société, en soulignant que le dualisme entre l’aspiration du sacré et celle du profane accentue le phénomène de
la sécularisation. Aussi le chrétien court-il le risque de vivre un amour
sentimental désincarné, ou les dimensions corporelle, psychologique, spirituelle, en butte les unes par rapport aux autres, ne peuvent s’harmoniser.
Il s’agit alors "d’injecter dans le société l’Amour dont elle est assoiffée
pour que peu à peu de nouveaux concepts s’élaborent, des situations se
transforment".
Plusieurs personnes ont alors raconté comment des situations de tension
entre voisins, entre parents et enfants, entre employés et entrepreneurs,
auraient pu entraîner le pire si le dialogue n’avait pas été la clef qui
permet de déboucher sur une issue positive.
Vu les exigences de notre société et de chacun, beaucoup de questions
seront restées sans réponse. Cependant, cette journée a cherché à amener
les participants à prendre conscience que l’éducation commence par
soi-même, à remettre en question sa propre conception de l’éducation, à
adopter une vision nouvelle des événements qui nous entourent, à apporter
une note de fraîcheur dans notre pédagogie". (apic/bcy/be)